Le président du directoire de l’ASBH revient sur les mises à pied de Taleta Tupuola et de Hans N’Kinsi, soupçonnés de violences conjugales. En vacances loin de Béziers, il a demandé, dès son retour, à avoir une discussion avec tous les joueurs et le staff au grand complet, afin de faire le point sur la situation.
Cela faisait des mois qu’Hervé Billaud attentait impatiemment ses vacances, réservées en famille. Parti serein, le président du directoire de l’ASBH était loin de se douter que, quelques jours après son départ, son club allait défrayer la chronique des faits divers, Taleta Tupuola et Hans N’Kinsi étant soupçonnés de violences conjugales.
Pas de quoi donc réjouir le chef d’entreprise qui se serait bien passé de telles nouvelles : « Je suis tombé des nues quand j’ai appris tout cela, regrette Hervé Billaud. Tout le monde le savait dans l’équipe. C’est le maire qui me l’a appris. Même Michaël Guedj, le président du conseil de surveillance, n’était pas au courant. Je n’ai revu personne depuis que je suis parti après le match face à Grenoble. La seule chose qui m’avait interpellé, c’est la prestation de l’équipe. Je trouvais que quelque chose ne tournait pas rond. Et puis, il n’y a pas de fumée sans feu, on ne passe pas de la 3e à la 9e place, si tout va bien… »
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« Déterminer si la mise à pied des deux joueurs doit perdurer »
Le président du directoire revient sur la mise à pied des deux joueurs, décision qu’il a actée « en accord avec le maire et parce que c’était aussi un moyen de ne pas perturber le groupe ». Il sera de retour avant le match face à Angoulême, vendredi 1er novembre. Il rencontrera, alors, le staff et l’ensemble des joueurs, y compris Taleta Tupuola et Hans N’Kinsi : « Il nous faut avoir une discussion, insiste-t-il. Il faut déterminer si cette mise à pied doit perdurer dans le temps que les deux joueurs soient jugés ou pas. Je veux que cette décision soit collégiale. Car il est évident qu’il ne faut pas casser tout ce qui a été mis en place jusqu’à présent. N’oublions pas que Taleta ou Hans sont des joueurs clefs de l’équipe. Il n’est pas question de les juger. Simplement de discuter tous ensemble, de laver notre linge sale en famille. »
Quant à l’attitude de Samuel Marques, lors de la Nuit du rugby, qui est accusé d’avoir craché de l’eau sur une hôtesse alors qu’il était enivré, Hervé Billaud refuse de mélanger les deux cas. Le joueur a d’ailleurs été sanctionné par le club et la Ligue nationale de rugby statuera prochainement sur son cas. Il risque une suspension de match : « Son attitude est une pure bêtise » martèle le président du directoire, qui reconnaît que tout cela « tombe très mal« . Même s’il avoue que le rachat du club « est toujours en très bonne voie et suit son cours ».
Les Simone Veillent accusent
Dans un communiqué, Les Simone Veillent, association de lutte contre les violences faites aux femmes, pointe du doigt l’ASBH et ses dirigeants. Elle note, entre autres, que « les violences faites aux femmes, au sein de l’ASBH, pourraient être récurrentes. En 2023, Les Simone Veillent ont déjà accompagné, une victime de violences intrafamiliales, dont les auteurs font partie de l’ASBH. » Par la voix de sa présidente, Chantal Lapuerta, l’association ajoute que le club « semble fermer les yeux sur ces violences […], qu’il devrait, dans l’intérêt général, définitivement exclure ses membres condamnés pour violences conjugales, faire preuve d’une grande prudence sur les antécédents de violences des joueurs recrutés, mais aussi écarter, sans distinction, ceux mis en cause, en attendant, d’une part les éventuelles sanctions prononcées par la FFR et la LNR, d’autre part les éventuelles condamnations prononcées par la justice. Les Simone Veillent condamnent fermement, ces actes de violences, et exigent, à l’avenir, plus de transparence de la part de Robert Ménard (qui a été le premier à s’exprimer dans la presse sur le sujet, NDLR) concernant les violences faites aux femmes dans le club de l’ASBH, notamment en s’engageant, à communiquer publiquement, tout acte de violence signalé par une femme, contre un joueur ou un membre de l’ASBH […]. Se taire, c’est se rendre complice […] «
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