Fabien Galthié retourne au combat. Le sélectionneur du XV de France aborde la tournée de novembre avec ambition, heureux de retrouver ses leaders et un certain Antoine Dupont. Avant de revoir ses hommes forts à Marcoussis, dimanche, l’ancien demi de mêlée a évoqué les affaires de l’été et le nouveau cadre voulu par le président de la FFR Florian Grill.
Le public français va retrouver son équipe de France, le 9 novembre prochain au Stade de France face au Japon. À quelques jours du rassemblement à Marcoussis, Fabien Galthié a fait le point sur les derniers mois difficiles vécus par le XV de France en raison des affaires extra-sportives en Argentine. Tout en condamnant fermement les abus, il s’est aligné sur la position de son président Florian Grill qui a annoncé un nouveau cadre de vie et il assure de ne s’être pas senti en danger en dépit des incidents.
« Non, je ne me sens pas fragilisé, explique-t-il dans les colonnes de L’Équipe. Dans ce type de mission, il y a des gros temps forts, et aussi des temps faibles. C’est là qu’il faut être bon et juste. Je n’ai pas pris de vacances cet été, justement parce que j’étais totalement engagé et en pleine puissance vers l’amélioration de notre cadre de vie. Je n’ai jamais été aussi convaincu de mon engagement que lors de ce moment dans le local avec les deux joueurs et la police (Jegou et Auradou, N.D.L.R.).
Conscient que la balle ovale a un problème avec les troisièmes mi-temps, et notamment son rapport à l’alcool (un tiers des rugbymen professionnels auraient « des fragilités » d’après lui), le sélectionneur en poste depuis 2020 a confirmé que Raphaël Ibanez allait « prendre en charge le contrôle de la mise en place de ce cadre », et donne quelques pistes pour améliorer la situation actuelle. « J’avais entendu dire que les Sud-Africains avaient vécu une Coupe du monde sans alcool. Je voulais savoir. Je suis allé voir le maître d’hôtel à Toulon (les Springboks avaient établi leur camp de base sur la rade, N.D.L.R.) pour qu’il me raconte comment ils avaient procédé, eux qui sont traditionnellement plutôt de gros consommateurs. Je garderai ça pour moi. »
On peut aussi entendre notre logique en plaçant à l’ouverture un gars qui a joué les deux derniers matchs du Tournoi
Au quotidien sportif, Fabien Galthié a évoqué l’extra-sportif mais aussi les choix tactiques. Questionné sur la forte possibilité de voir Thomas Ramos débuter à l’ouverture, en lieu et place de Matthieu Jalibert remplaçant tout désigné de Romain Ntamack, le sélectionneur a laissé planer le doute, tout en justifiant la possible titularisation du Toulousain à la charnière. « Un choix fort ? On peut le voir comme ça mais on peut aussi entendre notre logique en plaçant à l’ouverture un gars qui a joué les deux derniers matchs du Tournoi de l’équipe de France en 10 […] et qui a énormément de vécu en 10. Les postes d’ouvreur et d’arrière se rassemblent aussi énormément. […] Matthieu (Jalibert) ? Il a quand même vécu quasiment cinq ans avec nous en 10 et comme finisseur. Il a fait de grosses performances. Avec Bordeaux, il est sur une dynamique collective. Mais il n’y a pas que la dynamique collective du club, il y a aussi le vécu avec nous ».
Ancien entraîneur du Stade Français, de Montpellier et de Toulon, Galthié devra attendre encore quelques jours avant de retrouver ses hommes à Marcoussis. Ce week-end, pour la 8e journée de Top 14, il croisera les doigts pour éviter de nouvelles blessures parmi les internationaux, en plus de Ntamack, Cyril Baille, Julien Marchand, Posolo Tuilagi, Nicolas Depoortere et Pierre Bourgarit, actuellement indisponibles.
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