C’est une inquiétude qui dure depuis plusieurs années chez la quinzaine d’habitants du hameau héraultais. À Meyrargues, village médiéval de Vendargues, une zone d’aménagement concertée (ZAC) de 23 hectares doit voir le jour et les travaux débuter en 2025. Un projet pour accueillir 850 logements, une résidence sénior, une école et des commerces.
À l’entrée du hameau, quelques maisons se dessinent derrière les arbres. Les propriétaires ont reçu un courrier en février dernier : une lettre d’expropriation. « J’ai toujours pensé qu’ils allaient exploiter autour de la maison, mais je ne pensais pas qu’ils prendraient ma maison. » Cette habitante vit dans ce village depuis 20 ans et face à la situation, elle a décidé prendre une avocate. Selon elle, quatre maisons individuelles seront construites avec un jardin à la place de sa propriété.
Un espace vert au cœur du hameau ?
Ce qui inquiète aussi les habitants, c’est la création d’un parc sous les fenêtres de plusieurs habitations. « Nos maisons vigneronnes ne sont pas faites pour supporter du vis-à-vis », explique Hugues Becquemin depuis sa grande baie vitrée. Le père de famille pointe ce terrain vierge, presque collé à sa façade. « Ce parc doit accueillir des tables de pique-nique, un espace scénique, donc on peut imaginer aussi des fêtes de voisins. On ne veut pas être dans un zoo et être les animaux du zoo ».
Si les habitants ne sont pas contre la construction de logements pour faire face à la densification de population, ils veulent que leurs revendications soient prises en compte. Lors de la consultation citoyenne à la mairie de Vendargues au printemps dernier, les riverains ont proposé une solution : une grande haie végétale persistante autour de cet espace. « Pour l’instant, on nous l’a refusée. L’argument apporté, c’est que ça ne serait pas génial d’avoir des essences persistantes, ce n’est pas écologique. »
Les habitants ont donc décidé de créer une association et sont épaulés par le collectif Ceinture Verte. Ils attendent toujours le rapport de l’enquêtrice nommée par l’État, pour savoir si cette ZAC sera autorisée.
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