Ce jeudi 3 octobre, l’enseigne Aldi s’est engagée pour trois ans auprès de la société biterroise Grand Terroir, un négociant en vins, afin de pérenniser le développement de sa marque d’IGP Pays d’oc, Jean Giner. C’est le premier contrat de pays de cette grande enseigne dans le secteur du vin. Un engagement sur le long terme qui assure une visibilité aux viticulteurs engagés.
Le distributeur Aldi a signé, jeudi 3 octobre, à Nissan-lez-Ensérune, un contrat de pays avec la société biterroise Grand Terroir, négociant en vins de cépages en IGP pays d’oc. Désormais des produits viticoles des trois couleurs (rouge, blanc et rosé) se vendront sous la marque Jean Giner qui représente 15 % des ventes du distributeur Aldi. Un contrat a été signé pour trois ans avec l’entreprise biterroise, ce qui assure une belle visibilité pour les producteurs locaux qui se sont lancés dans ce projet.
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« Un peu de lumière au bout du tunnel »
« L’idée, explique Roger Anthony, acheteur national pour Aldi, est de travailler sur le long terme auprès de nos clients. C’est un partenariat intéressant signé avec des caves coopératives, des caves indépendantes et des producteurs indépendants (une douzaine de caves et cinq producteurs, NDLR) qui a été mis en place. L’enseigne s’engage à s’approvisionner pour une durée de trois ans sans fixer d’objectifs de prix et de volume. » Et Roger Anthony de poursuivre : « Les viticulteurs sont exsangues. Ils sont à bout car ils ne savent pas de quoi sera fait leur avenir. Avec Aldi, ils voient un peu de lumière au bout du tunnel. Ils vont savoir de quoi sera fait leur avenir. En plus, ils proposent des produits de qualité qui seront abordables pour tous. C’est vraiment une belle aventure qui se lance. »
« C’est important pour la viticulture locale »
En pleine crise viticole et alors que les agriculteurs ne savent plus de quoi seront faits leurs lendemains, la grande enseigne commerciale vient leur assurer un bol d’air. On estime en effet qu’un producteur de vin sur trois aura de graves problèmes financiers. La filière est en danger face à la concurrence internationale mais aussi au changement climatique. Il est urgent de s’adapter, de contractualiser pour assurer la vente des récoltes, de façon pérenne, et au juste prix. Il est urgent de ne plus stocker.
« Ils ont reçu un signal positif pour leur avenir »
« La production est en train de se déséquilibrer et il ne le faut surtout pas, insiste Yann Masson pour la société Grand Terroir. Cela ferait monter les prix et les producteurs locaux ne pourraient pas suivre. Il faut assurer une production locale pour maîtriser tout ça et rester dans des prix raisonnables. J’espère que cette signature donnera des idées à d’autres distributeurs. C’est important pour la viticulture locale. C’est important aussi pour notre tissu économique. Aujourd’hui, (jeudi 3 octobre) nous avons scellé une relation de confiance avec un partenaire important qui mettra en avant des producteurs qui travaillent tous entre Béziers et Narbonne. C’est vraiment de l’ultra local. C’était important. Ils ont tous reçu un signal très positif pour leur avenir. »
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