Le 20 août dernier, lors d’un contrôle routier, un homme de 25 ans a foncé sur un gendarme. Il l’a percuté puis a pris la fuite. Le gendarme a été sérieusement blessé à la jambe. Le chauffard a été condamné à six ans de prison devant le tribunal de Béziers.
Multirécidiviste, déjà condamné à cinq reprises pour des faits de refus d’obtempérer notamment, un conducteur de 25 ans encourait, ce mercredi 25 septembre, devant le tribunal de Béziers, une peine de 20 ans de prison pour avoir gravement blessé un gendarme après une longue course-poursuite et un refus de se soumettre à un contrôle de gendarmerie. Le tribunal l’a condamné à 6 ans de prison et la révocation de son sursis probatoire à hauteur de 3 mois.
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136 km/h au lieu de 90 km/h
Le 20 août 2024, vers 18 h 30, deux motards de la brigade motorisée de gendarmerie de la compagnie de Béziers ont tenté d’interpeller le conducteur d’un fourgon Fiat Scudo contrôlé à 136 km/h, sur un axe limité à 90 km/h à Puisserguier au nord de Béziers. Après avoir refusé d’obtempérer, le conducteur s’est engagé pendant plus de 20 minutes dans une course-poursuite sur 21 km. Au cours de celle-ci le fuyard a adopté une conduite périlleuse pour les autres usagers de la route, jetant même divers objets sur la chaussée en direction des militaires et faisant des écarts au risque de les percuter.
Il le pointe avec son arme de service
Arrivé au niveau du domaine de Bayssan, le conducteur s’est retrouvé coincé dans un cul-de-sac. Il a alors fait demi-tour, se retrouvant face aux motards dont l’un d’eux l’attendait à l’arrêt, son arme de service pointée dans sa direction. Le fuyard faisait mine de se rendre en levant les mains, tout en continuant à rouler à faible allure. Le gendarme s’est alors apperçu qu’il y avait un enfant en bas âge au milieu des deux sièges avant du fourgon. Il a fait le choix de n surtout pas tirer. Alors même que le gendarme lui avait laissé l’espace suffisant pour lui laisser la possibilité de s’échapper, le fuyard a donné volontairement un coup de volant en direction du motard qu’il a percuté avant de prendre la fuite. Le militaire est violement tombé au sol avec sa moto. Il souffre d’une fracture du tibia gauche. Il lui a été ordonné une incapacité totale de travail de 10 jours et elle a été prolongée depuis l’accident.
Sans permis de conduire ni assurance
À l’issue de nombreuses investigations, les militaires la brigade des recherches de la compagnie de gendarmerie de Béziers sont parvenus à identifier le fuyard. Localisé à Réalmont, dans le Tarn, il y a été interpellé le 24 août. Au cours de sa garde à vue, cet homme a reconnu être l’auteur des faits, tout en niant toute intention d’homicide. Il a expliqué son comportement par la crainte d’être interpellé, parce qu’il n’était pas titulaire du permis de conduire et que son véhicule n’était pas assuré. Il a affirmé avoir pris peur en voyant l’arme braquée sur lui. À bord du véhicule utilitaire, il a confirmé qu’il transportait ce jour-là sa compagne et un jeune enfant de celle-ci. Il a été déféré au parquet de Béziers le 26 août et placé en détention provisoire dans l’attente d’être jugé en comparution immédiate des chefs de violences sur un militaire de la gendarmerie nationale avec usage d’une arme (le fourgon), refus d’obtempérer exposant directement les gendarmes à un risque de mort ou d’infirmité permanente, dégradation volontaire d’un bien destiné à l’utilité publique, conduite sans permis et défaut d’assurance.
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