Ce mardi 24 septembre, les experts psychiatres ont rendu leur verdict concernant l’évaluation psychologique de la plaignante. Ce rapport, que nous avons pu consulter, fragilise le récit de celle-ci, qui présente selon les experts des « lacunes de crédibilité et de validité ». De ce fait, l’affaire de Mendoza semble se diriger un peu plus vers un non-lieu…
L’affaire de Mendoza est-elle sur le point de connaître son épilogue ? Et d’ici peu, un abandon total des charges va-t-il être prononcé pour Oscar Jegou et Hugo Auradou, sous le coup d’une plainte pour viol aggravé depuis le 7 juillet dernier ? C’est ce qu’il semble se dessiner, en effet. Il y a quelques heures, un expert en psychologie (M. Izura) et un médecin psychiatre (docteur Silvestre) ont en effet rendu au Ministère Public de Mendoza leurs conclusions, à la suite de la contre-expertise psychologique effectuée sur la plaignante, Maria. Le document, long de sept pages, rédigé après trois entretiens filmés entre les experts et la victime supposée et que Midi Olympique s’est procuré, semble aujourd’hui fragiliser la déposition initiale de la plaignante.
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« L’histoire n’est pas libre ou spontanée »
Ce rapport, daté du 24 septembre 2024 et que nous avons pu consulter, énonce en préambule que le récit de Maria est « linéaire et structuré », soit « en totale opposition à un récit spontané et fluide ; il est rigide en termes de chronologie des événements et déficient en termes de construction logique de l’histoire, dont les détails ne sont pas articulés de manière cohérente dans leur ensemble. » Au gré d’une conclusion intermédiaire, les experts notent encore : « Nous détectons une tendance à accommoder les informations qu’elle (la plaignante) fournit en soulignant les aspects qui peuvent favoriser sa version des faits et en évitant les données qui peuvent la compromettre […], comme une façon d’obtenir une version des faits conforme à un récit biaisé. » Et plus loin : « L’histoire est incohérente et insoutenable d’un point de vue logique. Il existe des contradictions entre les différentes parties du récit. »
Dans le dernier pan de l’expertise, les psychologues mettent en avant une plaignante probablement « influencée » dans sa démarche initiale. « Interrogée sur l’existence des messages audio fournis par son amie D., elle s’est montrée évasive, affirmant qu’elle s’en souvenait très peu, mais reconnaissant l’humiliation et la gêne qu’elle ressentait alors devant son amie. » Pour les experts, le récit de la plaignante « présente donc des lacunes de crédibilité et de validité ». Le rapport d’expertise est conclu de la sorte : « La reconnaissance de l’abus par la plaignante se fait au moment où sa mère découvre des ecchymoses sur son corps. Il est clair que l’histoire n’est pas libre ou spontanée, il est influencé par des éléments extérieurs évidents, notamment la conversation avec son amie D. La plaignante reconnaît que sans cette conversation, elle n’aurait pas porté plainte. »
« Pas une juridiction au monde ne pourrait dire qu’il y a eu un viol »
Dans une récente interview publiée chez nos confrères du Parisien, l’un des avocats d’Oscar Jegou et Hugo Auradou, maître Antoine Vey, déclarait de son côté : « La thèse la plus probable, aujourd’hui, est que cette femme a consenti à un acte sexuel mais que son entourage l’a convaincue qu’elle ne pouvait pas avoir été consentante au rapport qui a eu lieu. Elle a 39 ans, elle a des enfants, elle sait ce qu’est un rapport sexuel. Pas une juridiction au monde ne pourrait dire, sur la base des éléments versés au dossier, qu’il y a eu un viol. «
Dans la mesure où l’abandon des charges vis-à-vis des deux internationaux tricolores serait ces jours prochains décrété par la juge argentine Eleonora Arenas, la plaignante et son avocate, maître Natacha Romano, auraient la possibilité de se pourvoir en appel auprès du tribunal pénal collégial de Mendoza. De leurs côtés, Oscar Jegou et Hugo Auradou pourraient également se retourner contre l’accusation et demander une indemnité relative au préjudice physique et psychologique occasionné par les 58 jours passés par les deux hommes en détention en Amérique du Sud. Pour rappel, si le deuxième ligne de la Section paloise Hugo Auradou a depuis quelques jours repris l’entraînement collectif avec ses coéquipiers de la Section paloise, Oscar Jegou n’a pas encore été aperçu avec le groupe rochelais. Si l’on en croit les dernières informations en provenance de Mendoza, cela devrait bientôt évoluer…
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