Avant de recevoir le Stade toulousain, le deuxième ligne canadien est revenu sur son début de saison. Mais aussi sur son avenir, et son rêve d’intégrer, un jour, le XV de France.
Face à Perpignan, le deuxième ligne de Montpellier Tyler Duguid avait fort à faire. Son vis-à-vis était Posolo Tuilagi. Mais l’Héraultais a très bien cerné le Catalan, notamment sur cette séquence où les Sang et Or ont pilonné la ligne d’en-but du MHR, juste avant la mi-temps. « Avant chaque match, je vise l’autre numéro cinq, avoue le Canadien. Il s’approchait un peu trop de la ligne et je ne voulais pas qu’il marque. C’était un moment important du match, il ne fallait pas que je me rate. » Auteur d’un 17/18 au plaquage, le deuxième ligne n’a pas ménagé ses efforts durant 80 minutes.
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Après avoir disputé 20 rencontres lors de la saison 2023 et 30 lors du dernier exercice, le gaillard de 2m01 et 124kg semble continuer sur sa lancée en ce début d’année rugbystique. Le joueur de 23 ans prend du galon, comme dans l’alignement par exemple : « Annoncer, c’était la première fois que je le faisais contre Perpignan. Ça me met un peu de pression avant le match. Je n’avais jamais sauté en touche avant d’arriver à Montpellier, il y a quatre ans. C’est nouveau pour moi ! Je ne suis pas le meilleur sauteur, donc je préfère soulever Yacouba (Camara) ou Lenni (Nouchi) plutôt que de me faire sauter moi quand j’annonce. »
Ce week-end, son vis-à-vis pourrait être un nouveau deuxième ligne international français en la personne d’Emmanuel Meafou. Tyler Duguid, encore les straps de l’entraînement sur les jambes, confie, dans un français maîtrisé, aimer défier des pointures. Ça l’aide dans sa progression, estime-t-il. Pour lui, la prochaine étape dans sa carrière, est de « gagner, enchaîner des matchs ». En se projetant davantage, le deuxième ligne se rêve un futur d’international. Mais pas avec le Canada, dont il a porté le maillot chez les jeunes, des U16 aux U20, à l’image de ses oncles John et Luke Tait, également passés sur les pelouses de l’hexagone.
En 2021, mes coachs m’ont dit que, si j’avais mon passeport français, je pourrais postuler avec les Bleus
« J’aimerais découvrir le niveau international. Je veux jouer pour la France. Mais avant ça, je dois mettre mon équipe dans les meilleures conditions », lâche le Montpelliérain. Mais, question suivante, a-t-il déjà eu des contacts avec le staff de l’équipe de France ? C’est de notoriété publique, Fabien Galthié adore plus que tout les ovnis. « Non, répond-il. Ça fait trois ans que je joue en Top 14. J’ai commencé pendant la période Covid. Il y avait neuf matches en un mois. J’étais jeune. Après ça, mes coachs m’ont dit que, si j’avais mon passeport français, je pourrais postuler avec les Bleus, si je le voulais. »
Ce fameux passeport, qu’Emmanuel Meafou, encore lui, avait attendu pour, enfin, pouvoir étrenner ce maillot floqué du coq lors du dernier Tournoi des 6 Nations. Le Canadien, où en est-il ? « Je travaille pour l’avoir », termine-t-il. Un profil de numéro cinq puissant et actif dans le jeu courant, ce n’est pas ce qu’il y a de plus dans le réservoir tricolore. Cela pourrait favoriser le dossier de celui qui est arrivé dans l’hexagone en 2019, à Narbonne. Mais pour cela, il faudra continuer à enchaîner les bonnes performances. Dès ce samedi face à Toulouse et, peut-être, un certain Many Meafou ?
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