Le médaillé d’or des JO et ses partenaires ont paradé sur les champs. Un moment magique raconté par ceux qui l’ont vécu de l’intérieur.
« On avait été prévenu, il y a quelques semaines, de l’organisation de cette parade que je voyais comme un joli plaisir additionnel. Quand j’ai appris qu’on allait être décoré de la Légion d’honneur, ce que je ne savais pas avant les JO, je me suis mis à attendre cette journée avec encore plus d’impatience. C’est très fort pour tout citoyen français car c’est on reçoit cette distinction lorsque l’on a accompli quelque chose de grand pour le rayonnement de la France. On s’est retrouvé samedi midi à Paris avec le reste du groupe, mis à part Jefferson-Lee (Joseph, N.D.L.R.). Avec les barrages des policiers, on a dû se garer loin et marcher pour arriver sur les Champs. Après s’être regroupé, on fait quelques photos avec les supporters et les bénévoles qui ont d’ailleurs reçu l’hommage qu’ils méritaient. Puis nous avons défilé par vagues sur cette allée mythique. C’est dingue quand j’y pense. On était plein de joie, on avait tellement le sourire que l’on ne voyait presque pas ce qu’il y avait autour de nous, avec les yeux plissés… Il y a ensuite eu un passage plus resserré où l’on se faufilait les uns après les autres : c’était plus intime, plus sympa, c’était comme si chaque spectateur pouvait nous remercier individuellement. Puis il y a eu une demi-douzaine de groupes qui s’est formée pour la remise de la Légion. C’était une magnifique cérémonie. Nous étions dans le même groupe. J’étais juste derrière Antoine (Dupont), auquel le président a longuement parlé. C’était un moment très fort, de se retrouver en hauteur face à une telle foule, devant ce monument, avec de telles personnalités… Et là, alors que toute la cérémonie était calibrée à la minute, le président a stoppé la cérémonie pour nous demander de faire notre danse. Il y tenait. Ce n’était pas prévu mais on l’a fait une fois de plus en public. Ça fait partie des belles anecdotes de la journée. Il y a Rayan Rebbadj qui s’est régalé avec son « allez l’OM » mais heureusement, Andy Timo s’est chargé de rappeler que « c’était Paris, ici ». Avec Antoine Zeghdar, Jordan Sepho et Andy Timo, on a aussi fait un selfie avec Brigitte Macron sous l’Arc de triomphe. C’était improbable. C’est ce que j’apprécie dans ces cérémonies, c’est que tout le monde est joyeux, les codes sont cassés et on passe un bon moment avec des personnes que l’on n’aurait jamais dû rencontrer. Il y avait aussi un moment sympa, après notre arrivée, où un supporter nous a passé un ballon à dédicacer et on a lancé un petit jeu en cercle, avec Léon Marchand, Kauli Vaast et d’autres athlètes… à la fin, on est retourné sur la piste pour chauffer le public. Puis, comme les artistes, on s’est tenu par la main et on a salué les spectateurs qui ont encore été énormes. Ça signait vraiment la fin du chapitre, on ne pouvait pas clore l’aventure de plus belle manière. Cela va faire bizarre de reprendre ce lundi avec seulement un tiers du groupe… »
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