Revenu avec cinq points de son déplacement à Vannes dimanche dernier, le Stade toulousain reçoit La Rochelle lors de la deuxième journée de Top 14. Un choc qu’Alexandre Roumat et les champions de France en titre préparent comme il se doit. Le troisième ligne s’exprime également sur sa nouvelle dimension, lui qui reste sur une saison dernière exceptionnelle.
Malgré la victoire bonifiée à Vannes (18-43), tout n’a pas été parfait. Quels sont les axes de progression qu’a soulignés le staff en ce début de semaine ?
L’indiscipline, sans aucun doute. Nous avons commis énormément de fautes au milieu du terrain, ce qui a permis aux Vannetais de nous mettre sous pression dans nos vingt-deux mètres avec des pénaltouches. Comme on l’avait analysé, ils sont très bons sur les ballons portés. On a néanmoins bien réussi à défendre leurs mauls même si on a pris un essai à la suite d’une touche sur pick and go. Il faudra gommer ces fautes bêtes face à La Rochelle ce week-end, car on connaît le pack rochelais et sa puissance. Pour le reste, il y avait la place pour un peu plus déplacer le ballon. Je le pense en tout cas. On est resté sur un jeu simple, ce qui a bien fonctionné mais on peut encore progresser au niveau des repères collectifs pour mieux attaquer.
Thomas Ramos a complimenté le public vannetais après la rencontre. Qu’avez-vous retenu de ce déplacement en Bretagne ?
J’étais très content de jouer là-bas. Pour la petite histoire, j’avais déjà joué à la Rabine en Pro D2 avec Biarritz. Il n’y avait que deux tribunes à l’époque. C’était agréable de voir comment le stade s’est agrandi en quelques années. Et puis le public a été génial. On a été applaudis dès l’échauffement. Le silence avant la prise d’élan des buteurs était aussi très appréciable. Franchement, un très bon moment pour tout le monde.
De quel œil voyez-vous le fait de défier La Rochelle dès la deuxième journée ?
Quand tu reçois une grosse équipe dès le deuxième match, il ne faut pas se manquer car tu peux courir après les points que tu as perdus pendant de longues semaines ensuite. Mais bon… Le déplacement à Vannes avait tout du piège, on va ensuite se déplacer à Montpellier qui s’est incliné lors de sa première réception… Ce ne sont que des gros morceaux. Il faut simplement être prêt à combattre tous les week-ends.
Toulouse et La Rochelle sont deux équipes qui ont très peu recruté à l’intersaison. Est-ce un avantage de connaître les joueurs que vous allez affronter ? Eux vous connaissent aussi à l’inverse…
Je ne pense pas que ce soit un avantage pour l’une ou l’autre équipe. C’est vrai qu’on se croise souvent ces dernières saisons donc les deux effectifs se connaissent par cœur mais chaque affrontement est différent. Ce qui est certain, c’est que les Rochelais vont venir chez nous pour signer un gros coup. À nous de faire le boulot pour l’emporter.
Ce match est-il l’occasion pour le Stade toulousain d’envoyer (déjà) un message ?
Pas du tout. On se sait attendus cette année après le doublé de la saison dernière, mais on veut simplement progresser et gagner tous les matchs. Après ce match, il restera vingt-quatre journées…
Vous êtes le capitaine de touche toulousain. Est-ce un énorme défi que de faire face à l’alignement rochelais, si réputé depuis plusieurs saisons ?
C’est assez spécial quand vous faites face au huit de devant de La Rochelle. Au niveau de la touche, le plus dur n’est pas d’attraper le ballon dans les airs, c’est de bien l’utiliser une fois que vous avez retrouvé le sol. C’est une équipe qui te laisse prendre la balle mais qui t’empêche de jouer ensuite. Avoir le ballon c’est bien, en faire quelque chose c’est mieux. Avec un pack toujours aussi physique, ils chercheront à vite pourrir nos munitions.
Dans quel état d’esprit débutez-vous cette saison après un exercice précédent exceptionnel sur le plan personnel avec notamment vos premières sélections avec le XV de France ?
Dans mon approche des choses, je n’ai rien changé. Je m’entraîne toujours dur en essayant de bien faire et de m’améliorer. Je ne cherche pas à savoir si mon statut a évolué, je laisse les personnes extérieures en juger. Je veux jouer au rugby, prendre du plaisir et j’en prends énormément à Toulouse. Si j’ai la chance de connaître d’autres capes avec les Bleus ces prochains mois, ce ne sera que du bonus et une belle récompense.
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