Faucons crécerelles, pigeons ramiers, tourterelles, chouettes hulottes ou encore hiboux petits-ducs : tous vont pouvoir à nouveau se dégourdir les ailes ce jeudi 22 août dès 18h30, après avoir passé plusieurs semaines, voire plusieurs mois, à l’hôpital de la faune sauvage de Laroque, fondé par l’association Goupil Connexion.
S’ils sont relâchés à cette période, c’est qu’elle est tout à fait propice à leur épanouissement dans la nature, explique Marie-Pierre Puech, vétérinaire et fondatrice de l’association Goupil Connexion : « Fin août-début septembre, on a déjà des pluies, de la reproduction de petits mammifères, de lézards et on a beaucoup d’insectes aussi, donc les oiseaux qui retrouvent leur liberté vont pouvoir se débrouiller.«
Sensibilisation et pédagogie
C’est aussi à cette période de l’année que les juvéniles prennent leur envol habituellement. Et comme beaucoup d’oiseaux retrouvés blessés puis recueillis à l’hôpital sont de jeunes individus, ce sera pour eux l’occasion de retrouver une vie normale et de prendre leur envol au moment où ils l’auraient fait même s’ils n’avaient pas eu leur accident.
Le lieu, au château de Montlaur, n’est pas non plus choisi au hasard : « Il y a des endroits comme celui-ci qui sont de véritables oasis, assure Marie-Pierre Puech. On sait que les animaux ne partent pas en difficultés quand on les libère là. » Ce lâcher est aussi l’occasion de faire de la sensibilisation et de la pédagogie. « Les gens ne se rendent pas compte que des chouettes ou des hiboux peuvent habiter aussi proche d’eux », raconte-t-elle.
Il y a également un enjeu qui se joue sur la route ; la vétérinaire regrette un trop grand nombre de collisions entre voitures et animaux. Enfin, chaque année un peu plus, elle constate avec désarroi les effets délétères du réchauffement climatique sur la faune sauvage.
D’autres lâchers en public auront lieu dans le Gard et l’Hérault ces prochaines semaines. Parmi les prochains rendez-vous, on peut par exemple noter le vendredi 30 août, à 18h, à la ferme des Barasquettes, près du Caylar ou encore le vendredi 6 septembre, 18h, à la chèvrerie de la Buèges, sur la commune de Saint-André-de-Buèges.
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