C’est une querelle qui dure depuis plusieurs mois déjà entre l’établissement spécialisé dans les coquillages et la mairie de la Grande-Motte. Chez Tetel, installée depuis 1986, est accusé de ne pas gérer correctement les déchets de son restaurant. Des volumes importants de coquilles de moules qui dérangent le voisinage avec des nuisances olfactives. « Le gérant mettait ces moules dans les ordures ménagères et déversait les jus dans les pluviaux », explique, Isabelle Bergé, première adjointe à la mairie.
Depuis juin 2024, le restaurateur a l’obligation de souscrire à un contrat de collecte avec une entreprise privée face au plafond de tonnages largement dépassé selon l’agglomération. « Dès avril, l’Agglomération a proposé au gérant, trois prestataires privés, afin de l’accompagner au mieux dans ce changement. Nous l’avons prévenu plusieurs fois, mais face au surcoût que cela représente pour lui, celui-ci n’a pas réagi aux avertissements », explique la ville.
Un panneau sur la place public
Dans le quartier du Couchant, la mairie a pris une décision radicale : installer un panneau pour faire de la contre-publicité : « Chez Tetel refuse d’organiser lui-même la collecte de ses déchets comme la réglementation lui impose », La sanction encourue est la suppression du droit de terrasse.
Une façon de faire qui étonne l’avocate du restaurateur.« Je n’ai jamais vu ça. Mon client s’est mis en règles dix jours avant l’installation de ce panneau, mais il est toujours en place. D’ailleurs cela peut nuire à son image, alors que son restaurant est une institution« , explique maitre Claire Lerat. Une situation délicate en pleine saison estivale, où l’établissement fait presque 600 couverts par jour. Pour prouver de sa bonne volonté, Stéphane Teltebom a donc affiché devant sa façade le contrat signé avec une entreprise privée. « Pour les gens qui me connaissent ce n’est pas un problème, assure le gérant. Mais pour les touristes ça amène des soupçons, ce n’est pas juste ! »
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