Ce sont 600 hectares classés site naturel sensible (ENS). Le domaine départemental de Roussières dans l’Hérault dispose désormais d’une « mare méditerranéenne » pour protéger sa biodiversité. Un chantier mené par sept volontaires internationaux. Ils ont été investis par l’association Concordia qui œuvre à favoriser les rencontres interculturelles autour d’un projet « d’intérêt général ». Deux semaines d’immersion en pleine nature à Viols-en-Laval réussies.
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Une volonté commune de protéger biodiversité
Balais, pelle, brouette : chacun porte son outil de travail à bout de bras. Il faut se dépêcher parce que le soleil va bientôt taper très fort. Néréa est couverte de poussière. « Oui, oui… Il fait chaud, j’ai chaud » , lance-t-elle avec le sourire malgré sa perle au front. Pourtant, l’Andalouse de 22 ans a l’habitude de la chaleur, « mais pas pour travailler ! J’ai fini l’université, j’ai fait du droit et je voulais avoir une nouvelle expérience. Là, je construis un lac, ça ne m’avait jamais traversé l’esprit avant. C’est concret et ça implique de l’entraide… C’est tout l’intérêt de l’Union européenne et j’aimerais travailler pour l’UE un jour. »
Elle reprend son balai pour continuer d’aplatir les couches d’argiles et de sable dans ce grand trou qui va permettre de développer tout un écosystème. « L’idée, c’est de collecter de l’eau de pluie » explique Osgür, le chef de chantier en charge de l’encadrement des jeunes. « Nous notre but, c’est d’avoir un projet d’intérêt général et de favoriser la biodiversité. »
Des questions environnementales séduisantes pour ces jeunes générations. « L’idée principale de Concordia c’était de se dire qu’on peut rassembler des personnes de pays différents dans un même projet et qu’en travaillant ensemble et passant du temps ensemble, on aurait moins de haine entre les peuples. »
Une expérience immersive, comme une colo
Comme en colo, ces jeunes venus d’Espagne, d’Italie, de République tchèque ou encore du Mexique cohabitent depuis 15 jours sur le site. Ils ont planté leur tente derrière le gîte à l’ombre et mangent aussi sur place. Une vie en communauté et en camping : pas si évidente au départ pour Eva. « Quand le camp a commencé, c’était un peu dur parce qu’on dormait à l’extérieur, mais on s’habitue ! »
Erico, assis à sa droite, a enlevé ses gants pour grignoter un bout. Lui, au contraire, s’est très bien fait à la vie en pleine nature. « Je n’ai jamais fait quelque chose comme ça. Donc j’ai vu ce camp, j’ai vu que c’était en pleine nature, qu’il fallait travailler, donner du sien pour la communauté et je me suis dit : c’est chouette. »
« C’est la première fois que je travaille si dur ! Je ne pensais pas qu’on arriverait à finir à temps, mais on y est presque. Je suis content et fier de ce qu’on a accompli. » Comme la plupart de ces jeunes tout juste majeurs. Erico ne sait pas encore ce qu’il veut faire plus tard, mais il ajoutera pour sûr cette expérience dans son CV.
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