Nommé entraîneur consultant, l’entraîneur des Baby Blacks débutera sa mission dès lundi pour une session de cinq semaines, avant de revenir deux fois « sur des temps longs » en cours de saison.
Au jour de la reprise au Matmut Stadium de Gerland ce 17 juillet, le groupe professionnel du Lou était encore loin d’être au complet, la faute à l’absence des internationaux dont les retours s’étaleront progressivement jusqu’au départ en stage à La Plagne, du 18 au 23 août, qui marquera le « vrai » début de la saison. En attendant, c’est un tout nouveau mode de fonctionnement que les Rhodaniens expérimenteront avec l’arrivée comme consultant technique de Jono Gibbes, que le directeur sportif Fabien Gengenbacher a pris le temps de détailler lors d’une conférence de presse. « Cette demande de consolider l’organisation du club sur tous les secteurs de la performance, c’est moi qui l’ai faite », a indiqué le Savoyard dans les colonnes du Progrès. Avec, entre autres, l’arrivée de Gibbes, « un homme de rugby avec qui ça a bien matché ». Et il vaut mieux, diront les mauvaises langues, tant le rôle mis à disposition de l’ancien coach de Clermont et La Rochelle obéira à des contraintes spatio-temporelles particulières, avec des interventions « sur des périodes longues » trois fois dans la saison, sa famille demeurant en Nouvelle-Zélande. Il interviendra dans un premier temps sur une durée de cinq semaines dès la fin de la Coupe du monde U20, avant une deuxième session en octobre puis une dernière début 2025, tout en conservant pendant ses absences un lien régulier avec Gengenbacher, au rythme de deux visioconférences par semaine.
Un chantier énorme pour Gengenbacher ?
Usine à gaz ? En tout cas, le Lou a le mérite d’innover pour chercher une solution à des problèmes d’inconstance, bien conscient qu’un statu quo n’y aurait probablement pas changé grand-chose. Conséquence de cette « restructuration », la pression sur le staff de Gengenbacher n’en sera que plus grande, où Gibbes sera chargé dans les grandes lignes de la stratégie défensive tandis que Gengenbacher garderait la main sur le quotidien du groupe pro. Et pas seulement. « Mes prérogatives ne sont pas uniquement centrées sur l’équipe professionnelle, a complété Gengenbacher. On est sur un projet de club. Notre staff s’est beaucoup remis en question. Pour faire avancer ce projet, il fallait amener de la compétence et de l’expérience. » En espérant simplement que chacun y trouvera sa place, où le chantier de management qui attend Gengenbacher s’annonce énorme…
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