Malgré la crise économique et l’inflation, les soldes ont fait recette, ce mercredi 26 juin. Avec une dichotomie entre le Polygone et le centre-ville de Béziers.
En pleine crise économique, malgré l’inflation et la stagnation des salaires, les badauds sont en nombre, ce mercredi 26 juin, pour le lancement des soldes dans la ville. Le Polygone bat toujours son plein avec ses grandes enseignes. Mais les avis des commerçants en centre-ville restent mitigés.
Au Polygone, les magasins ne désemplissent pas, particulièrement Zara où les gens se ruent sur les petits prix. Les habitués à l’achat de vêtements en ligne, reviennent tout de même vers les magasins à l’occasion des soldes : « D’habitude, j’achète sur Vinted, c est plus écologique et moins cher. Mais parfois, je ne trouve pas ce que je veux en ligne. Alors, je viens en boutique« , confie Sarah. C’est également le cas d’Anaïs qui achète, en ligne sur Shein, où » le panier de 12 articles me revient à 100 euros, alors que dans une boutique physique à ce budget, j’ai seulement 2 ou 3 articles « .
Au magasin Celio, Melody reconnaît que les gens viennent toujours malgré la situation économique en berne. Pour Lucas, vendeur au magasin Shooz, les gens anticipent un budget et s’y tiennent. » Avant de regarder un produit, ils vont d’abord vérifier le prix « . Il observe également moins d’achats compulsifs qu’autrefois, dû à la baisse du pouvoir d’achat. Pour Jean-Max, l’animateur du Polygone, les gens viennent acheter de grosses marques célèbres à petit prix. « Les soldes sont très tributaires de la météo. Mais, les boutiques jouent le jeu et sont même ouvertes ce dimanche ». Quand à la dichotomie entre le Polygone et le centre-ville, il constate que la situation a beaucoup évolué depuis plusieurs années. » Le centre-ville a retrouvé ses clients « .
Installer des grosses franchises
Pour Pierre Alexandre, directeur de Serge Blanco, « les gens ont longtemps boudé le centre-ville et réapprennent à l’aimer. Il faut installer des grosses franchises pour le redynamiser ». Globalement, les commerçants sont satisfaits de ce premier jour de soldes. Même si, certains restent mitigés.
Pour Pierre Damier, le président des commerçants, la fréquentation est en berne : « À l’annonce de la dissolution du gouvernement, les rues se sont désertifiées. La consommation est en dents de scie et on est incapable de prévoir si la journée sera bonne ou pas. 2024 est une année exécrable. Le Polygone a tué le centre-ville, il y a 10 ans. Pleins de commerces avait fermé à l’époque. Il faut arrêter de dire que les prix dans le centre sont excessifs, c’est faux« .
Sur le palier de sa boutique Le petit monde de Marie, la responsable confirme aussi une baisse des fréquentations due à la hausse d’achats sur le net et aux dates mal choisies pour les soldes.
Delphine Jordy dans son magasin Parenthèse, a la même vision et a décidé de mettre la clé sous la porte, fin juillet. « Les touristes des campings ne sont pas adaptés à nos boutiques. Les gens des villas sont plus réguliers. Autrefois, je vendais des chaussures à 500 €. Aujourd’hui, le Covid, internet et les rapports difficiles avec les fournisseurs ont tué les commerces ».
Aux Galeries Lafayette, « Les gens ont toujours envie de se faire plaisir, ils se lâchent, on observe toujours un pic du chiffre d’affaires à cette période-là« , confie Philippe Sempéré, président des Galeries Lafayette et de Béziers commerce. « On a compté environ 1 200 entrées depuis ce matin. Beaucoup de touristes allemand et anglais, mais surtout une clientèle fidèle« , indique Stéphanie Rudelle, directrice des galeries Lafayette. Pour Pol et Mariabel, deux Catalans en vacances dans la région, les prix restent toujours plus chers que chez eux à Barcelone.
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