Jocelyne Gizardin soutenue par une coalition divers droite pour le premier tour des législatives anticipées 2024, veut jouer « l’apaisement ».
Pourquoi vous présenter dans cette bataille législative « sans étiquette » ?
Nous nous présentons (avec Eric Laude, suppléant) avec le soutien des partis LR, Horizons, Modem, Renaissance, Territoire de Progrès, UDI, Parti Radical. On maintient une candidature « avec le soutien de ». Quand on n’est pas encarté, on n’a pas d’étiquette. Mais le principe absolu, c’est la loyauté. On voulait être sûrs qu’on était bien en phase avec les partis dont nous parlons. Nous ne sommes sur aucun extrême, on est pour les partis dit d’apaisement, qui défendent les valeurs républicaines. Il y a une volonté de chacun de travailler ensemble. On est parti sur postulat que les LR nous suivaient. Je ne suis pas une femme d’appareil, pas une femme de parti. Le but c’est d’être présent auprès d’une population qui est dans l’incompréhension. Notre candidature est à l’opposé de cette violence, de cette agressivité qui engendre de l’abstention.
Certains semblent plus déterminés que jamais à voter extrême droite. Que leur dites-vous ?
Notre démarche, ce n’est pas d’aller voter pour un enfer qu’on ne connaît pas et qui ne correspond pas à la vie quotidienne de chacun. Ça ne ressemble pas à notre vision, ni à notre territoire. Près de 50 % des gens ne sont pas allés aux urnes pour les européennes. Monsieur Lopez-Liguori est charmant, mais si on parle terrain, action, on ne joue pas dans la même cour. Élu de terrain, ça se vit, c’est un métier de passion. Notre ambition, c’est proposer une réponse à une population qui se sent perdue. On répond à une urgence. Celle de ne pas continuer ce clivage et d’aller vers un futur partagé sereinement. On peut s’exprimer autrement que dans l’extrémisme.
Quel est votre programme ?
En face de moi, je n’ai pas des dossiers mais des gens, des quartiers. Il faut d’abord rassurer, permettre aux gens de récupérer leur dignité d’électeur. Je ne vais pas raconter des carabistouilles. Le RN est complètement déconnecté. Les grands thèmes c’est le travail, le pouvoir d’achat, la sécurité, l’éducation. C’est proposer aux gens de s’occuper de leurs soucis majeurs. En quinze jours, je vais vous pondre un programme ? Non. Notre force, c’est le soutien de ces partis différents. Nous allons travailler en transversalité, c’est inédit sur la 7e, pour montrer qu’on n’est pas condamnés à un choix trop douloureux. Sécurité, santé, chômage, éducation, pouvoir d’achat. Comment parler de ça sans parler de retraite, de santé… ? Promettre en quinze jours, c’est irresponsable. Un député est avant tout quelqu’un qui va faire remonter les besoins d’une population à l’assemblée nationale.
Au cours de son mandat, le député RN a multiplié les propositions concrètes sur les moyens pour la police, les aides aux pêcheurs. Et vous ?
Je suis fasciné le fait que l’on puisse calculer à cet instant le nombre de policiers qu’il faut en plus à Sète. Est-ce que M. Liguori sait comment on finance ? Mettre des policiers, c’est répondre aux inquiétudes. Mais cela passe aussi par éducation, la bienveillance. L’Île de Thau, on y est toutes les semaines. C’est un bel exemple. La police municipale est dans son rôle. Quand M. Lopez-Liguori veut plus de policiers nationaux, oui. Mais dire « j’en mettrai plus », c’est un petit peu plus compliqué. Forts de notre expérience et nos convictions, nous avons la prétention de penser que l’on est fédérateur. L’accompagnement des seniors, le handicap, les crèches. L’action sociale avec éducation culture sport, c’est un leitmotiv. Ça, c’est du concret. Mon programme c’est de travailler pour les gens.
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