Gros bouleversement : la dissolution a changé la donne politique dans la cité de Riquet. Alors que la députée Emmanuelle Ménard s’était positionnée comme candidate à la mairie en 2026, elle annonce désormais, en pleine campagne des législatives, y renoncer pour terminer son mandat de députée si elle était réélue à l’issue du scrutin des 30 juin et 7 juillet. En parallèle, Robert Ménard, qui avait jusqu’ici toujours affirmé qu’il ne briguerait pas de troisième mandat de maire, change donc de ton : « Je continuerai. »
« Je continuerai, je serai candidat dans un an et demi. » C’est avec ces mots que Robert Ménard a annoncé à Midi Libre une décision toute récente : celle de sa candidature à la mairie de Béziers en 2026, pour un troisième mandat. Une option qu’il avait toujours écartée jusqu’ici. « Mais là, ça change tout. Le calendrier est bouleversé. Et il est hors de question qu’Emmanuelle demande aux électeurs de voter pour elle, pour leur dire au bout d’un an et demi qu’elle arrête… », explique-t-il.
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« J’irai au bout de mon mandat »
Son épouse, la députée sortante sur la 6e circonscription de l’Hérault, Emmanuelle Ménard, en pleine campagne pour tenter de retrouver son fauteuil à l’Assemblée nationale, partage ce même choix : « Ce n’était pas du tout ce qui était prévu mais la dissolution n’était pas prévue non plus. Si je suis réélue, j’irai au bout de mon mandat, sauf événement imprévisible… » Traduction : elle ne se présentera donc pas à la mairie de Béziers en 2026, comme évoqué à plusieurs reprises dans les médias. « Abandonner son mandat 9 mois avant la fin (comme prévu initialement pour s’engager dans la campagne des municipales NDLR) ou bien un an et demi après son élection (comme ce serait le cas à présent NDLR) ce n’est plus pareil… »
« Une onde de choc qui nous touche ici aussi »
Le couple « a pris le temps d’en discuter ». Et en conséquence, Robert Ménard souhaite rester à l’hôtel de ville. « Nous portons une vision commune des choses, du développement de la ville, du rapport aux partis. Ce que j’ai fait depuis 10 ans, cela témoigne de la façon dont on peut transformer la ville et je n’ai pas envie que ça s’arrête », justifie-t-il. « Cela veut dire que la décision d’Emmanuel Macron n’a pas des conséquences qu’à l’Assemblée nationale, il y a une espèce d’onde de choc qui nous touche ici aussi. » « Je le fais pour Béziers qui passe avant moi-même et mes états d’âme. »
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