Avec l’arrivée du scrutin européen ce dimanche 9 juin 2024, certains élus nourrissent des regrets. Avec 38 listes déclarées, et autant de panneaux d’affichage à installer, les plus petites communes ont parfois vécu un véritable casse-tête.
Il a fallu parfois ruser afin de se conformer à la loi : « Nous avons commandé du contreplaqué pour le visser sur des barrières de sécurité. En plus, nous n’avons pas d’agent, les élus ont dû tout faire eux-mêmes », raconte Gérald Valentini, maire de Valmascle, 48 habitants.
Pour faire face à ces contrariétés, les règles ont dû être allégées : « Nous avions reçu un mail de la préfecture pour bien insister sur l’importance d’avoir des panneaux règlementaires. Cela représente un investissement de 500 euros. On ne pouvait pas se permettre d’en acheter 38, » décrit Anne Cabrié, maire de Félines-Minervois, 500 habitants. « On a donc reçu par la suite un deuxième mail nous disant de faire au mieux avec les moyens de bord. C’est un peu ce que tout le monde a fait. »
Si cette solution a été trouvée, il reste quand même encore quelques embûches sur le chemin vers les urnes. Les panneaux ont été installés, mais personne n’est venu y coller d’affiches. De quoi faire râler les élus : « Le plus rageant dans cette histoire, c’est que seulement 15 affiches nous sont parvenues« , regrette Gérald Valentini.
Les élus doivent aussi contrôler ce dimanche les bulletins imprimés par les votants : « Il nous faut vérifier les 81 noms de la liste pour être sûr qu’aucun ne diffère. J’espère que ce sera marginal, sinon je ne sais pas comment on va faire », craint Anne Cabrié.
Malgré tout, le scrutin devrait pouvoir se dérouler sans encombre.
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