Thibaud Flament s’est exprimé sur les commotions cérébrales et l’impact d’une absence de longue durée liée aux chocs à la tête. Le deuxième ligne de Toulouse explique notamment que « certains sont encore de la vieille école, persistent dans le discours qui parle du vieux rugbyman qui a zéro faille, zéro faiblesse ».
Thibaud Flament a joué cartes sur table. Le deuxième ligne international de Toulouse (27 ans ; 25 sélections) s’est confié au sujet des commotions cérébrales dans le rugby, dans les colonnes de L’Équipe. Victime de plusieurs chocs à la tête ces derniers mois, notamment face à l’Afrique du Sud (novembre 2022) ou contre le Leinster (demi-finale de Champions Cup 2023), l’ancien pensionnaire des Wasps affirme que ses différentes pauses n’ont pas toujours été bien perçues dans son environnement. « Parfois, on te fait sentir que tu triches par rapport à ça. Même ici à Toulouse. Convaincre que tu as besoin d’être arrêté, ce n’est pas forcément facile. Je ne considère pas être un mec qui s’échappe et c’est dur quand tu as cette étiquette qui vient insidieusement, malgré tout. Certains sont encore de la vieille école, persistent dans le discours qui parle du vieux rugbyman qui a zéro faille, zéro faiblesse. Ça évolue, heureusement, mais il faudrait arriver à changer ça complètement » détaille le Toulousain.
Dans ma tête, j’étais en mode vengeance à deux balles : « Quitte à perdre, je vais faire mal. »
À quelques jours d’affronter le Leinster en finale de Champions Cup, Thibaud Flament est également revenu sur sa commotion subie contre les Irlandais, la saison passée. Vite dépassés par les hommes de Leo Cullen (défaite 41-22), les Toulousains ont subi les assauts des Leinstermen à Dublin. Au milieu de cette rencontre, le deuxième ligne international explique avoir tout tenté malgré le résultat. « Dans ma tête, j’étais en mode vengeance à deux balles : « Quitte à perdre, je vais faire mal. » La psy dit que je mettais mon corps en danger. On a parlé de ça, de bénéfices-risques : quel est l’impact de ce plaquage sur le match, sur ma saison, sur ma carrière ? Il faut garder à l’esprit la protection. Il faut toujours pouvoir analyser, anticiper ». Revenu à 100 % cette saison, Flament devrait être de la partie pour défier les Irlandais, ce samedi à 15h45.
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