Voici le communiqué de la Ville de Béziers :
Les Grands buffets ne viendront pas s’installer à Béziers. Louis Privat, leur propriétaire, vient de l’annoncer. Nous le regrettons.
Louis Privat avance comme argument des problèmes d’urbanisme. En effet, ils existent. Mais nous pouvions les surmonter. D’autres raisons expliquent cette décision. Dont Louis Privat ne parle pas pour ne blesser personne. Nous saluons son élégance.
Nous n’étions pas d’accord sur au moins deux sujets. D’abord le financement de ce projet qui atteint des sommes considérables et que Louis Privat ne pouvait financer seul. Après le désistement d’un groupe privé, il a demandé aux collectivités locales d’en prendre en charge l’immense majorité : 166 millions sur 190. Soit près de 90 % ! Une somme colossale à l’heure où nos collectivités font face à des grandes difficultés financières. Le département de l’Hérault a, par exemple, réduit de 44 millions d’euros ses investissements pour l’année 2024.
Autre point de désaccord, Louis Privat envisageait de construire, en plus du restaurant et d’un hôtel de 200 chambres, une grande halle pour présenter des produits régionaux et des stands pour les déguster, mais aussi un bâtiment pour accueillir un Son et lumière. Je rappelle que nous allons investir 16 millions d’euros pour rénover nos magnifiques halles du XIXe siècle et que nous prévoyons de réhabiliter l’ensemble des glacières qui bordent le canal du Midi au bas des Neuf écluses pour y abriter… un Son et lumière !
Depuis 10 ans maintenant, nous nous battons pour redonner vie à notre centre-ville. Nous n’allions quand même pas réitérer la même erreur qu’avec le Polygone et nous tirer une nouvelle balle dans le pied ! Dommage. Accueillir les Grand Buffets à Béziers, nous en rêvions. Mais pas à n’importe quel prix.
Je souhaite à Louis Privat de réussir dans ses projets. Même si je remarque qu’il est beaucoup moins affirmatif dans sa volonté de quitter Narbonne. Manifestement, à lire son dernier communiqué, il
n’exclut pas de s’entendre avec le nouveau maire de cette ville. Je l’espère pour notre voisine audoise. Nous n’aurons ainsi qu’une trentaine de kilomètres à parcourir pour continuer à nous attabler aux Grands buffets. Et saluer cette superbe réussite que l’on doit au talent de Louis Privat.
