Il est finalement passé aux aveux. Après la découverte lundi de deux corps calcinés dans une maison du village de Châteauvilain (Isère), le plus jeune fils du couple décédé a avoué le meurtre. Les deux victimes avaient été retrouvées dans les décombres de cette ancienne ferme et portaient des traces de blessures par balles. Une information judiciaire pour « assassinats » et « destruction par incendie » avait été ouverte par le parquet de Grenoble ce vendredi. Voici ce que l’on sait de l’affaire.
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Un ancien corps de ferme incendié, deux victimes retrouvées
Une maison et une grange de ce village de Châteauvilain, 800 habitants, ont été détruites par les flammes ce lundi 27 novembre. Dans les décombres, deux personnes ont été retrouvées mortes. Les corps étaient « presque entièrement calcinés ».
Deux jours plus tard, l’autopsie a révélé que les deux corps des victimes, un homme et une femme, présentaient des plaies par arme à feu au niveau du crâne, poussant la procureure de la République de Bourgoin-Jallieu à ouvrir une enquête préliminaire pour « assassinat ». Elle s’est dessaisie de l’affaire au profit du parquet de Grenoble ce vendredi. Ce dernier a ouvert une information judiciaire pour « assassinats » et « destruction par incendie ».
Les deux corps « vraisemblablement ceux des parents »
La maison incendiée abritait en temps normal quatre personnes, un couple et leurs deux fils âgés de 15 ans et 17 ans. Le procureur de Grenoble a indiqué ce vendredi soir que les deux corps étaient « vraisemblablement ceux des parents » tout en précisant que « des expertises sont toujours en cours pour en acquérir la certitude ». L’état des corps a rendu leur identification très compliquée.
Selon les informations de France Bleu Isère, le couple s’était marié en 2005 à Châteauvilain. Le mari, âgé de 58 ans, est décrit comme « investi » et « gentil ». Ingénieur chez EDF de profession, il est engagé dans la vie locale et associative quand il ne se rend pas au travail dans la région lyonnaise. Sa compagne, 52 ans, s’était reconvertie pour faire de la tapisserie. Elle souffrait de la maladie de Lyme, comme son plus jeune fils. Cette maladie infectieuse transmise par les morsures de tiques provoque des symptômes pseudo-grippaux, notamment des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête, des nausées et des vomissements.
Le plus jeune fils avoue le meurtre
Valentin, le plus jeune fils, âgé de 15 ans, n’a pas été retrouvé sur les lieux du drame. Il n’était plus scolarisé, selon les informations de France Bleu Isère. La gendarmerie a lancé un appel à témoins jeudi soir afin de retrouver l’adolescent. Les enquêteurs le soupçonnaient d’être dans le nord de la Drôme, dans le secteur de Saint-Uze ou Saint-Vallier, là où la voiture de la famille a été découverte, accidentée. Il a finalement été retrouvé du côté de Montpellier (Hérault) ce samedi 2 décembre, à plus de 300 km du domicile familial. Le garçon était recherché « comme témoin » a précisé le parquet de Grenoble. Il a finalement « avoué » avoir tué ses parents, a annoncé le procureur de Grenoble ce dimanche 3 décembre. Sa garde à vue devait durer au moins jusqu’à lundi matin.
L’aîné des enfants, âgé de 17 ans, n’était pas à la maison au moment de l’incendie, car il suit des études à Lyon, a assuré le maire de la commune à France Bleu Isère.
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