Et presque les mêmes tranchées, la même boue qu’en 1914. Nous sommes à nouveau à l’heure des prédateurs. Qui referment leurs mâchoires contre les petites nations isolées, de l’Arménie à la Géorgie. Oui, l’Histoire se répète tragiquement, nous rappelant qu’elle est une matière en fusion. Elle ressemble à un brasier qu’un vent soudain peut rallumer. Ne l’oublions pas, de 1914 à 1918, l’armée française a été héroïque. Elle a vaincu la plus formidable machine de guerre qu’on lui ait jamais opposé. Nos grands-parents, nos arrière-grands-parents ont donné leur jeunesse pour que la France demeure la France, pour que notre pays reste libre. Mais oui, la liberté a un prix. Hier comme aujourd’hui. Je reviens d’Israël. J’ai vu, là-bas, à quel point notre civilisation est fragile. Un mince filet de protection,un filet qu’on peut déchirer en un instant. J’ai vu dans les Kibboutz incendiés par les terroristes du Hamas, dans les maisons ravagées, ensanglantées, j’ai vu le Mal. Ce Mal qu’on doit combattre les armes à la main. Ce Mal avec qui il ne peut être question de paix ou de cessez-le-feu. Au fond, cette cérémonie est là pour nous le rappeler. En 1914 comme en 2023, il faut se battre pour ce qui nous porte, ce qui nous rassemble, ce que nous sommes. Il faut se battre pour notre survie. Avec ténacité. Avec courage. Avec abnégation… et sans compromis. Avec la certitude que cette lutte n’est jamais terminée ! Qu’elle impose des pleurs, des cris, des souffrances et des morts. Qu’elle impose d’immenses sacrifices. C’est le prix à payer de la liberté. Vive la République ! Vive la France !
GS
https://www.lepetitjournal.net/34-herault/2023/11/13/discours-de-robert-menard-2-2/
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