Ils oublient trop souvent qu’une partie de la France avait été brutalement annexée en 1871. Par ce même voisin. Ils oublient trop souvent qu’en juillet 1914, le Kaiser Guillaume II demandait trois places fortes françaises en gage de paix armée. Une nouvelle humiliation que ne pouvait accepter la République, au risque de jeter notre souveraineté dans le caniveau. L’apaisement et la diplomatie ont leurs limites. L’abaissement se termine toujours dans le malheur. Oui, lors de l’été 1914 et pendant quatre longues années, notre France a payé au prix fort son insoumission. Nos monuments aux morts, dans chaque ville, dans chaque village, en témoignent avec leurs litanies effroyables de noms gravés. Aujourd’hui, à l’autre bout du continent, un peu plus d’un siècle plus tard, l’Histoire rejoue la même pièce, le même drame, la même tragédie. Un pays, l’Ukraine, envahie par un voisin hostile et violent, un voisin dirigé par une clique nationaliste, militariste. Et en face, le même refus, la même volonté de ne pas céder sur sa souveraineté. Une démocratie contre un État despote, un peuple contre des hordes. Des hordes d’un Léviathan qui grignote, qui dévore à coups d’annexions ses petits voisins.
GS
https://www.lepetitjournal.net/34-herault/2023/11/13/discours-de-robert-menard-1-2/
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