Ils seraient environ 400 à avoir investi la forêt du Roucan, sur la commune de Courniou, vendredi 10 novembre, dans la soirée, pour une rave party illégale. Depuis, pour la maire du village, Catherine Sonzogni, c’est « l’enfer ».
Depuis vendredi soir, le paisible village de Courniou, dans les Hauts-cantons biterrois, vit « un enfer ». C’est le terme employé par la maire, Catherine Sonzogni, pour décrire l’ambiance qui règne sur la commune où environ 400 teufeurs se sont installés pour une rave party qui n’en finit plus.
Car, elle l’affirme ce dimanche après-midi : « La musique n’a pas cessé depuis vendredi soir. Deux jours et deux nuits ininterrompus ! Nous sommes à environ 2 km à vol d’oiseau du lieu de la fête. La musique s’entend très bien. C’est inacceptable ! Le libéralisme des uns viole la liberté des autres ».
Les plaques des 85 véhicules présents ont été relevées
La première magistrate indique avoir tout de suite signalé la présence des « teufeurs » sur la plateforme adéquate reliée à la gendarmerie. » La gendarmerie m’a indiqué où exactement se trouve ce rassemblement – soit sur la piste forestière de l’Espinouse, en limite du Tarn mais sur ma commune -, qu’il y a 85 véhicules, qu’ils ont relevé les plaques et que des contrôles vont avoir lieu tout au long du week-end. Et c’est tout. »
Elle ne comprend pas pourquoi les forces de l’ordre ne stoppent pas les nuisances sonores. « Qu’en est-il du droit de chacun et de l’équité face à ce type de manifestation ? Comment expliquer les contraintes demandées à nos comités des fêtes quand on est incapable de faire cesser le bruit insoutenable de ces manifestations ? L’appropriation d’un lieu sans autorisation, sa pollution et la mise en danger de nos forêts et de la population ? » Et de terminer par une nouvelle question : « Quand va-t-on revoir la loi et modifier le seuil des 500 participants, qui fait basculer ces manifestations en simples rassemblements festifs, et dédouane, de facto, les organisateurs de beaucoup d’obligations ? »
La gendarmerie de Saint-Pons-les-Thomières a précisé que la décision de faire arrêter la musique ou de déloger les teufeurs ne lui incombe pas. « C’est au procureur de la République, qui est au courant, de prendre ce type de décisions. »
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