Ce dimanche 5 novembre, au lendemain du grave accident de chasse qui s’est produit lors d’une battue à Béziers, le président de la Fédération de chasse de l’Hérault, Max Alliès, réagit avec prudence.
Ce samedi 4 novembre, un chasseur a été très gravement blessé lors d’une battue au sanglier qui se déroulait à Béziers, secteur du domaine de La Caumette. Dans des circonstances qui demeurent encore floues, blessé par balle à la cuisse et probablement attaqué par un sanglier (retrouvé abattu à ses côtés), la victime a été évacuée par hélicoptère vers l’hôpital Lapeyronie à Montpellier et opérée dans la nuit. Son pronostic vital reste engagé.
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« Le sanglier, blessé, peut être dangereux »
Au lendemain de cet accident, le président de la Fédération de chasse de l’Hérault, Max Alliès, se veut prudent : « Une enquête conjointe est menée par l’Office français de la biodiversité et la Police nationale », souligne-t-il. « Ce genre d’accident est assez rare », rappelle-t-il toutefois. « Le sanglier, blessé, peut être dangereux s’il est assez fort. Blessé, il peut charger et occasionner des blessures plus ou moins graves. Les consignes sont de rester très prudent sur un animal blessé, d’appeler le rabatteur et de ne pas bouger du poste de tir… »
« On fait des campagnes de formation, on sensibilise nos chasseurs. Les formations sur l’utilisation des armes sont très strictes pour l’obtention du permis. Et depuis 2019, il y a une formation décennale obligatoire », rappelle encore Max Alliès. « Sur l’Hérault, plusieurs milliers de chasseurs passent par l’école de chasse au grand gibier du Soulié qui forme les chefs de ligne. Sans oublier les formations spécifiques régulières, tout au long de l’année (angles de tir, panneautage…) »
« Jusqu’à 10 000 chasseurs de sangliers »
Sur l’Hérault, qui compte quelque 15 000 chasseurs, « jusqu’à 10 000 chasseurs de sangliers peuvent opérer un samedi ou un dimanche, indique Max Alliès. C’est un des départements où il y a le plus de prélèvements. Tous les ans, on a des chasseurs qui se font bousculer… À l’époque, les sangliers n’étaient présents que dans les bois, dans les hauts cantons. Aujourd’hui, ils sont présents dans tout le département, dans la plaine et jusqu’à la mer, y compris dans les zones urbaines. Comme il y en a partout, il y a davantage de chasseurs qui pratiquent cette chasse ». Chaque incident est analysé par l’Office français de la biodiversité et « on travaille sur ces analyses pour éviter que cela se reproduise ».
Ce dimanche, les chasseurs de la battue de La Caumette étaient auditionnés dans le cadre de l’enquête. La victime restait dans un état préoccupant.
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