Les analyses effectuées ce lundi matin ont été très vite exclu tout lien avec une éventuelle pollution. La raison de cette soudaine et massive mortalité est très simple: les étangs et roubines (ces petits canaux qui leur permettent de communiquer entre eux) qui sont situés au sud de la Maison de la Nature de Lattes sont gorgés d’eau salée.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : on est passé en quelques jours de 0,5g de sel par litre d’eau à 27g. Un taux qui a donc été multiplié par 54 ! Cela provoque aussitôt un manque d’oxygène dans l’eau. Les poissons d’eau douce ne peuvent pas supporter un tel taux de salinité. Un problème courant dans les zones humides. Et récurrent dans les étangs de Lattes.
À cela s’ajoute un phénomène aggravant : il n’a pas assez plu depuis cet été. « On ne peut plus prendre d’eau dans le Lez en ce moment » explique Cyril Meunier, le maire de Lattes. « On ferme les roubines début octobre car si on les laisse ouvertes, et si le Lez monte à cause d’un évènement climatique, on aurait alors un gros problème d’inondation. »
Conjugué à un phénomène de remontée de la mer, particulièrement important en ce moment, l’eau salée a donc envahi les étangs. Une conséquence supplémentaire donc du réchauffement climatique.
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