Coupe du monde de rugby 2023 – « Coupe du monde gâchée », « une séance d’entraînement »… La revue de presse étrangère d’Argentine – Nouvelle-Zélande

Après le large succès des All Blacks face aux Pumas, la presse néo-zélandaise était même déçue de l’ampleur du score. Chez les journalistes argentins, c’est plutôt le fatalisme qui dominait…

Le Nouvelle-Zélande a validé son billet pour une cinquième finale de Coupe du monde, ce vendredi. Les Océaniens ont disposé des Argentins sans trop trembler, malgré une première mi-temps longtemps serrée (44-6). L’ampleur du score a presque déçu la presse néo-zélandaise qui s’attendait, à juste titre, à un duel plus accroché pour une demie, quand bien même nous n’oublierons pas de les sermonne en leur rappelant qu’ils n’ont pas trop à se plaindre d’être à ce stade de la compétition. 

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« Tout le monde sait que les organisateurs de la Coupe du monde ont terriblement gâché leur événement phare en organisant le tirage au sort des années trop tôt. La nature déséquilibrée du tournoi a permis à l’Argentine de se qualifier pour les demi-finales, tandis que l’Irlande et la France, aux qualités indéniables, ont été éliminées la semaine dernière. La folie de cette programmation ratée a encore été mise sur le devant de la scène. Les Pumas n’ont jamais été à la hauteur des All Blacks. Leur troisième demi-finale de Coupe du monde est la pire de leur histoire. » Voilà, c’est dit, merci Liam Niaper. Le journaliste a aussi été déçu par l’ambiance dans l’enceinte dionysienne. La folie des Chiliens, les vagues vertes irlandaises ou les passages des Bleus à Marseille puis Lyon avaient permis d’avoir de belles vidéos de supporters chantant à gorges déployées dans les stades. Las, la déroute des Pumas a cloué le bec aux supporters argentins, ce qui n’est pourtant pas une mince affaire. « Le plus triste, c’est que cette demi-finale de la Coupe du monde est tombée à plat par moments. Des groupes de supporters des Pumas ont chanté avant le match, mais en deuxième mi-temps, alors que le match était plié, la foule en était réduite à déclencher une ola à une demi-heure de la fin », a écrit la plume du New Zealand Herald. Sans oublier les quelques « Marseillaises » entendues ici et là dont on peut remettre en question l’intérêt. 

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Des Blacks et Foster sereins

Il semble loin le temps où les All Blacks débarquaient dans l’hexagone sous le feu des critiques après leur déroute face aux Springboks, de l’autre côté de la Manche. Ils semblaient ne pas retrouver leur lustre d’antan et ne faisaient pas peur à la bande à Toto Dupont. Certains ont même envisagé une défaite face à l’Italie. Diable ! Que d’injures faites aux hommes tout de noir vêtu. Cela a, peut-être, au moins eu le mérite de les secouer. Car c’est bien la sérénité des All Blacks que loue Stuff. « Lorsqu’une équipe joue avec une telle fluidité symphonique, la réaction, par défaut, devrait être de se tenir à l’écart et d’applaudir. Mais la potion magique dans un match de cette importance, c’est le danger, un ingrédient que les triples champions ont étouffé à la source en faisant appel à une agressivité à laquelle l’Argentine n’a pas pu faire face. Et pourtant, parmi toutes les qualités de ces joueurs, c’est leur précision qui a le plus impressionné. Avant ce match, ils inscrivaient en moyenne 4,3 points par incursion dans les 22 mètres adverses, soit un point de plus que n’importe quelle autre équipe du tournoi. Cette moyenne s’est accrue passant à 5 points par incursion en première mi-temps. »

Autre marque de leur confiance, ou de leur arrogance selon certaines langues de vipère, après avoir purgé ses dix minutes de carton jaune sur la petite chaise, Scott Barrett est allé s’asseoir sur le banc des remplaçants. Les All Blacks ont préféré jouer à quatorze, pour ne pas prendre le risque de voir leur seconde ligne prendre un second carton jaune et ne pas jouer la finale. Cela a amusé en Nouvelle-Zélande, et dans les locaux de Stuff. 

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« La suprématie des All Blacks était si écrasante, et cette demi-finale de la Coupe du monde ressemblait tellement à une séance d’entraînement pour les triples champions, qu’ils ont décidé d’expérimenter en jouant les six dernières minutes de ce match à quatorze. En tant que décision stratégique, cette décision était défendable, bien que profondément peu orthodoxe. Nous sommes de plus en plus habitués à ce genre de flexions alpha dans ce tournoi. Six jours après que l’Afrique du Sud a laissé les puristes pantois en choisissant de faire une mêlée à partir d’une marque, la Nouvelle-Zélande a opté pour sa propre expression de machisme qui attire l’attention. Ces deux équipes ont atteint un tel niveau d’intensité qu’elles peuvent se permettre quelques écarts. » 

Stuff a aussi rendu hommage à Ian Foster, qui sera remplacé par Scott Robertson à la tête des All Blacks après le Mondial. Très critique avant la compétition, il quittera, peut-être, son poste avec un trophée à poser sur sa cheminée. « Il s’agirait d’un revirement remarquable, après avoir failli perdre son poste l’année dernière, mais Foster est apparu très détendu avant la finale. Ils se sont améliorés de façon spectaculaire depuis lors, ce qui les place en bonne position pour remporter une quatrième couronne de la Coupe du monde de rugby. »

« La fin des illusions » 

ESPN Argentine a forcément évoqué la demi-finale perdue des Pumas en titrant : « La fin des illusions ». Après avoir mis en avant le bon début de match des hommes de Cheika, le média écrit : « Au fil des minutes, la Nouvelle-Zélande s’est installée et a pu mettre en place son plan, profitant de l’indiscipline des Pumas ». 

Olé, la référence sportive en Argentine, a fait part de sa tristesse de perdre pour la troisième fois en demi-finale du Mondial. « Des All Blacks solides et sans faille ont battu une courageuse équipe des Pumas, qui avait commencé par se battre à armes égales et qui a fini par s’écraser sur le mur noir », écrit le quotidien sportif. Malgré la large différence au tableau d’affichage, nos collègues argentins n’ont pas pu s’empêcher une petite référence à l’arbitrage : « Avec l’aide inutile de l’arbitre australien Angus Gardner, les hommes en noir ont fini par attaquer. » Mais Olé, conscient de l’écart de niveau entre les deux équipes, a rendu hommage aux Blacks : « En plus d’être une grande équipe, ils ont de grandes individualités, et c’est ce qui les différencie des Pumas. » L’Argentine « jouera pour le bronze » et attend désormais son adversaire : « Ce devrait être les Anglais » s’avance le journaliste argentin.

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https://www.rugbyrama.fr/2023/10/21/coupe-du-monde-de-rugby-2023-coupe-du-monde-gachee-une-seance-dentrainement-la-revue-de-presse-etrangere-dargentine-nouvelle-zelande-11534468.php

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