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Affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy : un ancien cadre dirigeant d’Airbus renvoyé devant la justice

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Après 10 ans d’enquête judiciaire, 13 personnes sont renvoyées devant le tribunal correctionnel dans l’affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Parmi elles, un ancien cadre dirigeant d’Airbus.

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C’est une affaire judiciaire aux nombreuses ramifications, celle du financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Parmi toutes ces ramifications, l’une d’elle pointe vers le géant de l’aéronautique Airbus. 

En mars 2022, Edouard Ullmo, ex-cadre dirigeant d’Airbus, est arrêté dans un hôtel de Courchevel. Les juges d’instruction le soupçonnent d’avoir versé des commissions indues en marge de la vente de 12 avions Airbus à la Libye. L’ancien dirigeant de l’avionneur européen est mis en examen pour “corruption d’agent public étranger”, “association de malfaiteurs”, “blanchiment de corruption et trafic d’influence”.

Au moment de cette interpellation, le constructeur aéronautique affirmait avoir : “coopéré avec les autorités dans le cadre d’une enquête judiciaire française relative à la Libye. À ce titre, la société a répondu positivement aux demandes d’information des autorités.”

Comme le révèlent nos confrères de Libération, Edouard Ullmo est accusé d’avoir ordonné le versement de 2 millions d’euros à l’homme d’affaires sarkozyste Alexandre Djouhri. Un versement qui aurait été effectué après la vente de 12 Airbus à la compagnie aérienne libyenne en 2006. Lors de l’instruction, Alexandre Djouhri a lui-même reconnu avoir touché des rétrocommissions pour avoir permis la vente de ces avions français à la Libye. L’intermédiaire, qui avait été repéré portant un badge Airbus lors de la signature du contrat, était associé à Bechir Saleh, un proche collaborateur de Kadhafi.

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“L’enquête judiciaire a permis de documenter certaines pratiques au long cours d’Airbus, qui a systématisé le recours aux intermédiaires”, dévoile l’article de Libération. Des intermédiaires baptisés “business partners”, des agents locaux qui touchaient d’importantes sommes une fois les contrats conclus.  

Comme le rappporte le quotidien national,  Airbus aurait utilisé ces intermédiaires pour faciliter les ventes d’avions à l’étranger, impliquant souvent des arrangements financiers douteux. Des audits internes auraient été réalisés pour vérifier l’absence de corruption au sein du groupe. “Ni EADS ni Airbus n’ont employé de consultants tiers pour les aider dans ces campagnes de ventes spécifiques” cite Libération dans son article. Mais l’enquête judiciaire aurait révélé des pratiques contestables.

Contacté par la rédaction de Libé, Airbus n’a souhaité faire aucun commentaire. Sollicité par France 3 Occitanie, mercredi 30 août, l’avionneur européen n’avait toujours pas répondu au moment de la publication de cet article.  

Douze ans après les révélations de Médiapart et après 10 années d’enquête, 13 accusés sont renvoyés devant le tribunal correctionnel dans ce dernier volet du financement lybien de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy. Alexandre Djouhri et l’ancien chef d’Etat font aussi partie des accusés.

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