Il y a bien longtemps qu’il n’y avait pas eu autant de monde autour des Arènes de Beziers à quelques heures de la première des quatre corridas. Paroles d’aficionados. Déjà vendredi soir il y avait foule ici-même, alors que la Vierge s’apprêtait à fouler le sable des arènes dans l’enceinte, un public encore plus important sur l’avenue Saint-Saëns et les allées Paul Riquet laissant présager une belle feria 2023. Il est encore trop tôt pour faire un premier bilan sur la fréquentation des Arènes. Mais Olivier Margé son directeur ne cache pas une certaine satisfaction avant l’ouverture des festivités.
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Un net regain dans les Arènes
« Autant de monde, une veille de feria on n’a jamais vu ça. C’est plutôt bon signe. Ca veut dire que les ferias ne sont pas mortes et drainent encore du monde. Pampelune est le troisième événement mondial (NDLR : 3 millions de spectateurs). Ce n’est pas la fête du village. Béziers on y est pas encore. On arrive à peine au million mais un jour on fera mieux »
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Ce ressenti est aussi le même chez les fidèles des Arènes, après des années en berne et une chute vertigineuse de la fréquentation de l’ordre de 60 % en 2019. Le Covid-19 est passé par là, mais depuis le public revient peu à peu. 24.000 spectateurs se sont rendus aux corridas en 2022 contre 7.000 de moins en 2021.
10.000 spectateurs pour la première corrida
Les plus pessimistes annonçaient la fin des spectacles taurins. Les opposants à la corrida promettaient son interdiction par la voie législative avant d’y renoncer. Cette année encore, comme en 2022, les opposants à la tauromachie ont multiplié les campagnes publicitaires sur des chaines nationales pendant la Feria de Pentecôte de Nîmes pour dénoncer « cette cruauté animale » et réclamer l’abolition des corridas. Une aubaine pour les éleveurs et toreros qui ont profité de cette fenêtre médiatique pour expliquer leur passion. Pour la toute première fois, Béziers en fait autant en vantant « la passion d’un peuple » et en leur répliquant « qu’il est interdit d’interdire ».
Le milieu taurin ne pouvait pas mieux espérer. Il est encore trop tôt pour y voir un effet. Mais ce samedi, 10.000 spectateurs étaient dans les Arènes à l’occasion de la première corrida. Les organisateurs auraient pu s’attendre à un désistement, même timide du public, désistement de dernière minute mais il n’en est rien. Et pourtant ce n’était pas garantie quelques heures avant l’ouverture des guichets, suite a l’abandon sur blessure du très populaire Roca Rey. Sans remplaçant, c’est donc un mano à mano qui se présente aux aficinados entre Sébastien Castella et Christian Pajero qui prend son alternative.
« Des gens de toute la France viennent nous voir »
« Il y a un retour d’un public. C’est indéniable conclut Olivier Margé. Nous proposons un programme plus riche et varié avec des spectacles le matin, l’après-midi comme le soir », comme la course camarguaise (12 août), la coupe de France de la tauromachie a cuerpo limpio (13 août), un spectacle équestre (14 août), ou encore un concert de bandas et de peña (15 aout). « Il y a des gens de toute la France qui viennent faire la feria, qui partage ce moment fabuleux. Et Robert Ménard nous appuie fortement et nous pousse à développer les spectacles dans les Arènes ».
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