Randonnée : les cinq conseils à suivre si vous vous perdez en montagne

En plein été, de plus en plus d’amateurs de randonnée se lancent dans des balades de plusieurs heures dans les montagnes comme les Pyrénées. Mais ces marches ne sont pas sans risque car se perdre est vite arrivé. Pour éviter cela, voici les conseils à suivre d’un gendarme habitué des interventions en cas de disparition.

On peut penser qu’une randonnée en haute montagne est sans danger, surtout si on a de l’expérience. Mais une mésaventure peut très vite arriver. Dernier exemple malheureux en date : la disparition du jeune Mattéo depuis une semaine dans les Pyrénées. Le jeune homme n’a toujours pas été retrouvé malgré un dispositif de recherches toujours actif.

Comment faire si l’on se perd en montagne ? Nous avons posé la question au lieutenant Bucquet de la PGHM (Pelotons de gendarmerie de haute montagne), qui nous fait part de ses cinq conseils à suivre.

  • Une préparation minutieuse en amont

L’issue d’une randonnée se joue en grande partie avant la sortie. C’est ce que répète le lieutenant Bucquet joint par téléphone, insistant sur la préparation. « C’est ce que l’on regrette souvent » amorce-t-il. « On pense que c’est facile, mais ça demande de la préparation. La montagne n’est pas toujours facile, il faut anticiper les désagréments.« 

Avant toute chose, scruter les conditions météos est incontournable. « C’est primordial » insiste le lieutenant Bucquet. « C’est régulièrement un piège avec le brouillard qui tombe. Et c’est une raison qui explique que les randonneurs se perdent.« 

Autre impératif : étudier rigoureusement son itinéraire. « Il faut regarder sur une carte, se fier à des guides, des accompagnateurs. Cela arrive souvent que les gens changent d’itinéraire malgré ce qu’ils avaient prévu » développe l’officier. Dans son sac, la nourriture est un incontournable, comme des vêtements chauds et froid adaptés à toute situation. 

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Dans la plupart des cas de disparition en montagne, le randonneur en question était non accompagné. « Il faut éviter au maximum de partir seul » alerte le lieutenant Bucquet, qui confirme que la majorité des interventions concernent un baroudeur esseulé. 

Si jamais vous prévoyez de partir en solitaire, il faut prévenir les proches en conséquence, « en donnant son itinéraire, se fixer des horaires et s’y tenir » énumère le lieutenant. « Cela nous aide pour orienter nos recherches en cas d’alerte.« 

  • La bonne astuce : détailler son itinéraire sur sa boîte vocale

On n’y penserait pas forcément mais le téléphone sans accès au réseau peut servir. Moins prisée par les jeunes, la boîte vocale de son smartphone peut être un atout. « L’idée est d’enregistrer son itinéraire sur sa boîte vocale en détails » encourage le lieutenant.

Pour ses proches, mais aussi et surtout pour les forces d’intervention. « Cela nous permet de délimiter un secteur rapidement. Cela nous aide beaucoup.« 

  • Balises et couleurs vives

Dans le choix vestimentaire, les couleurs ont également une grande importance. « Pour mieux se faire repérer, il faut privilégier le jaune, le rouge au lieu du vert ou du noir » rappelle le lieutenant, en plus d’une lampe torche essentielle. Une manière d’être ultra visible, tout en étant le plus ouvert sur l’extérieur « sans être sous une forêt par exemple« . 

Les marques qui proposent des produits de randonnée se spécialisent. En plus du système RECCO,  permettant à un radar suspendu en dessous d’un hélicoptère de repérer des pastilles détenues par un randonneur, les balises GPS sont plus performantes.

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« Un marcheur peut lancer un message grâce à sa balise, et un proche peut recevoir l’alerte » indique le lieutenant Bucquet. Si l’hélicoptère se rapproche, « il faut faire le signe Y avec les bras » prévient ce dernier.

  • Vite alerter par téléphone, se faire repérer sans réseau

Si un randonneur se rend compte qu’il est perdu, deux cas de figure se présentent. « Le plus favorable, c’est si le réseau est disponible. Il faut appeler le 112 – numéro d’urgence – et essayer de savoir où il se trouve, discuter avec des personnes » détaille-t-il. 

Le moins favorable, c’est donc sans réseau. Et là, ça se complique. « Il faut se localiser sur une carte, essayer de se faire repérer en criant ou sifflant » propose le lieutenant Bucquet, qui reçoit parfois des appels de témoins ayant entendu des bruits de la sorte. « Malgré tout, il faut tenter d’envoyer des SMS. On ne sait jamais, ils peuvent s’envoyer au bout d’un moment.« 

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