C’est un constat que Philippe Vidal redoutait. Le maire de Cazouls-lès-Béziers, dans le Biterrois, est dépité ce lundi matin. Les 350 caravanes qui occupaient illégalement le stade de l’Enclos depuis une semaine ont quitté sa commune pour s’installer 120 km plus loin, à Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales). Le maire s’est rendu sur place dimanche pour constater les dégâts. L’élu est revenu ce lundi en début de matinée avec un huissier de justice et expert. Une plainte a été déposée à la gendarmerie par la commune. « Il faut qu’on revienne à un état de droit, ce n’est plus possible », dit Philippe Vidal à France Bleu Hérault
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Des travaux considérables selon la mairie
Les deux terrains de rugby et de football squattés par les véhicules sont inutilisables en l’état. Les 750 licenciés dont 600 gamins (et 300 scolaires) qui s’y entrainent devront trouver un autre endroit en septembre pour jouer. « L’espace est trop dangereux » précise Philippe Vidal. « Nous attendons les devis, mais la facture sera supérieure à 100.000 euros », déplore l’élu. Les assurances devraient prendre en charge les clôtures qui ont été endommagées. La facture s’élève à un peu plus d’un millier d’euros. « Mais la plus grosse facture est à notre charge. Les adultes et les enfants ne peuvent pas courir sur cette pelouse. Il y a des ornières partout. Il faut scalper les terrains et les raboter. »
Des terrains indisponibles avant 2024
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« Il faut que ces gens-là soient autrement plus inquiétés qu’ils ne le sont aujourd’hui. Je ne suis pas en train de dire que je serais ravi qu’on saisisse leurs biens. Ce n’est pas le but. Mais qu’ils sachent qu’on peut le faire s’ils entrent par effraction sur des lieux s’ils n’y sont pas autorisés. Je suis sûr que la mesure sera dissuasive et qu’elle n’aura pas à être appliquée. »
« Au niveau sanitaire, je vous laisse imaginer le pire » explique le maire à France Bleu Hérault. Quelque 1.200 personnes pendant une semaine qui font leurs besoins. Le nettoyage des abords du terrain a débuté. Une partie de la population est venue apporter son soutien, assure Philippe Vidal.
La communauté évangélique avait assuré la semaine dernière ne pas endommager les terrains de football et de rugby.
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