XV de France – Reda Wardi : « Ce qu’on vit c’est beaucoup de plaisir »

À l’issue d’une journée très intense d’entraînement, Reda Wardi s’est exprimé sur sa façon de vivre ces moments éprouvants où l’on pousse les organismes à leurs limites. Le pilier gauche perçoit cette période de manière très positive.

Cette journée d’entraînement fut très dure, à voir les attitudes de la majorité des joueurs en fin d’après-midi. Comment percevez-vous cet aspect difficile de la préparation ?

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On s’attendait à ce type de préparation. On savait qu’elle serait très dure physiquement pour être prêt au début de la Coupe du monde. On savait que ça passerait par des étapes comme cet après-midi (jeudi, N.D.L.R.) pour préparer un tel événement. Et même avant ça, il faudra être au niveau des matchs amicaux qui démarrent la semaine prochaine.

La préparation dure depuis plus d’un mois déjà et le Mondial aura lieu dans six semaines. Est-ce qu’il n’y a pas un risque de découragement ?

Collectivement on a un bloc de physique à faire, on ne réfléchit pas trop, on fait l’effort et à la fin de la journée on va se reposer jusqu’au lendemain. On sait ce qu’on va chercher. Si on veut évoluer, il faut aller chercher cette zone d’inconfort physique. On est obligé de passer par là pour performer par la suite et se sentir beaucoup mieux.

François Cros est le premier blessé de ce camp d’entraînement. Est-ce que la blessure devient une source d’inquiétude pour vous ?

On discute forcément de la façon dont il faut réagir si la blessure arrive. Mais c’est quelque chose auquel on est confronté, c’est normal dans le sport. Que ce soit ici ou en club, on le vit tout le temps. Est-ce qu’on appréhende ? Pas pour ma part. Les autres je ne saurais pas dire. Ça fait partie du sport. On a la chance ici d’avoir un encadrement qui nous permet de bien manger, nous reposer… Tout est bien aménagé pour que l’on soit dans les meilleures conditions possibles et que l’on ne se blesse pas.

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Particulièrement pour vous, la saison a été longue. Est-ce qu’on sent quand on est à la limite de la blessure ?

Quand on est arrivé à Monaco, on a eu un emploi du temps aménagé. Les coachs s’adaptent au profil des joueurs qui ont plus ou moins joué. Mais les Coupes du monde, ça n’est pas tous les jours. On va pousser nos limites et aller plus loin que d’habitude.

Comment appréhendez-vous les matchs amicaux qui arrivent dans une semaine, et qui seront un temps fort de la préparation ?

Forcément tout le monde y pense. Faire les entraînements c’est bien mais les sensations, les plaisirs d’un match c’est inégalable. Tout le monde a hâte de retrouver cette excitation, de sentir l’odeur du vestiaire. Ce sera l’occasion de s’envoyer et de se montrer pour les coachs.

Au vu de la concurrence qui règne, ces matchs amicaux ne rajoutent-ils pas de la pression sur vos épaules ?

Pour ma part je ne ressens pas forcément la pression. On est là et chacun donne son maximum. Ce sera aux coachs de faire les choix. Tout ce que je souhaite, c’est de faire en sorte de ne pas avoir de regret. Et puis, après tout, ce qu’on vit c’est beaucoup de plaisir. On est privilégié d’être ici. Et on a hâte de pouvoir se battre pour la France.

Votre première sélection était en novembre dernier et vous vous battez aujourd’hui pour une place en Coupe du monde. Vous rendez-vous compte du chemin parcouru depuis deux ans ?

Je m’en rends compte, forcément. Mais je dois reconnaître que c’est un objectif que je m’étais fixé. J’en avais parlé avec mes amis, je gardais ça dans un coin de ma tête. J’ai eu la chance que ça tourne à mon avantage.

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https://www.rugbyrama.fr/2023/07/27/xv-de-france-reda-wardi-ce-quon-vit-cest-beaucoup-de-plaisir-11365331.php

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