Cimafunk ce vendredi soir, en concert sur la Scène de Bayssan, à Béziers

Le musicien cubain, nominé aux Grammy Awards, connu pour mélanger le funk et le hip-hop avec la musique cubaine et afro-caribéenne, se produit ce vendredi 21 juillet, à 21 h 30, sur la Scène de Bayssan, à Béziers. Ouverture dès 19 h 30 avec foodtrucks et animation. 

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Parlez-nous de votre parcours musical et de ce qui vous a inspiré à créer votre propre style mélangeant funk, soul et musique afro-cubaine.

J’ai commencé à chanter très jeune à l’église, c’est là que j’ai découvert ma voix. Ensuite j’ai continué une scolarité normale, j’ai commencé des études de médecine. En troisième année, je me suis rendu compte que la médecine n’était pas pour moi, je voulais me consacrer à la musique. Je suis parti à La Havane, j’ai commencé à faire les chœurs pour des artistes cubains comme David Torrens ou Raul Paz. Ensuite je suis entré à Interactivo, un collectif d’artiste dirigé par le pianiste Roberto Carcassés, un endroit où on pouvait expérimenter toute sorte de mélanges musicaux : de la salsa, au jazz, en pensant par le reggae, le hip-hop ou le bolero. Depuis mon enfance j’ai été nourri à la salsa, au reggaeton mais aussi au funk et à la soul américaine, j’ai découvert James Brown, Michael Jackson, Prince, Lionel Richie. Quand je me suis lancé en solo, je me suis laissé guider par toutes ces influences.

Comment votre héritage cubain influence-t-il votre musique et vos paroles ?

Les influences cubaines sont partout dans ma musique : dans le rythme, les mélodies, les arrangements, les instruments comme le tres (une guitare traditionnelle cubaine). Pour les paroles, je m’inspire de la manière dont les gens parlent dans mon quotidien, des expressions qu’on utilise dans le langage courant. Je suis né là-dedans et je crois que ça se retrouve dans tout ce que je fais, consciemment ou non.

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Quels sont vos projets musicaux actuels ou à venir ?

Pour l’instant je suis en tournée. Dans les concerts je joue des morceaux de mon dernier album El Alimento, quelques morceaux de mon premier album Terapia et aussi quelques morceaux inédits que j’ai créé avec les musiciens de mon groupe, La Tribu. Ce sont des morceaux qu’on a faits spécialement pour le live, qui sont nés des jams qu’on fait pendant les répétitions et les balances et qu’on a fait évoluer en fonction des réactions du public. Je travaille aussi sur de nouveaux morceaux, j’explore de nouvelles sonorités… Il y aura probablement de la nouveauté à l’automne !

Comment créez-vous vos chansons ? Pouvez-vous nous donner un aperçu de votre processus créatif ?

Ça dépend, souvent je pars d’un beat, je compose rythme et à partir de là je me laisse guider, j’ajoute des instruments. Je chantonne jusqu’à ce que je trouve quelque chose qui me plaît pour les arrangements comme pour les mélodies. Ensuite j’appelle des musiciens pour qu’ils enregistrent ce que j’ai en tête, parfois ils me proposent d’autres choses et si ça me plaît je prends. Parfois je commence juste avec une guitare, d’autres fois je fais tout sur ordinateur. C’est très variable.

Parlez-nous de vos collaborations artistiques préférées et de leur impact sur votre musique.

Un des moments forts de mon dernier album, El Alimento, c’est la collaboration avec George Clinton de Parliament Funkadelic. Quand j’enregistrai l’album pendant la pandémie, j’ai composé un morceau très funky, d’une traite, pendant une nuit. À la fin, je me suis dit que ce serait génial de pouvoir inviter George Clinton sur ce morceau, mais ça semblait complètement fou. On l’a contacté et il a dit oui ! Tout s’est fait très vite, on a été le voir et il a enregistré et ensuite on a beaucoup discuté, c’était incroyable. La première fois que j’ai entendu la musique de George Clinton c’était en regardant une vidéo de Parliament Funkadelic. Je ne les connaissais pas et c’est une vidéo qui m’a vraiment marquée. C’est la première fois que je voyais quelque chose d’aussi fort, ils avaient des costumes incroyables, ils sautaient dans une rue, c’était complètement fou. À partir de là j’ai commencé à les suivre et à me renseigner sur eux. George Clinton est d’une des personnes les plus importantes dans la musique pour moi, dans les arts de manière générale. Tout ce qu’il a fait est génial. Il y a des gens qui marquent l’histoire et George pour moi en fait partie.

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Quelle est votre vision de la musique aujourd’hui et en quoi pensez-vous que votre style apporte quelque chose de nouveau à la scène musicale actuelle ?

Il n’y a rien de nouveau, tout a déjà été inventé. J’en fais ma propre interprétation avec ma sensibilité, avec qui je suis.

Parlez-nous de l’importance du mouvement dans votre musique et comment cela influence votre approche artistique.

À chaque fois que je compose une nouvelle chanson je pense au mouvement : est-ce qu’on peut danser sur le morceau, est-ce qu’on sent le groove ? Cela vient aussi de l’expérience de la scène, de cette énergie qui circule avec le public. Je sens que j’ai de la chance d’avoir ces moments de scène, de pouvoir exprimer ce que je ressens à travers ma musique avec mon flow et que les gens apprécient. Pour atteindre ce moment de communion avec le public, le groove est essentiel. C’est quelque chose qui me nourrit spirituellement mais économiquement aussi. J’ai la chance de vivre de ça. Et ça fait du bien au public aussi, c’est une sorte de thérapie collective par le groove.

 

Comment vous positionnez-vous par rapport aux artistes du légendaire « Buena Vista Social Club » ?

Ce sont des grandes sources d’inspiration. La musique cubaine qu’ils ont fait découvrir au monde entier est incroyablement riche, elle irriguait déjà le paysage musical mondial dans les années 1940-1950. Leur histoire est incroyable. J’ai eu la chance de pouvoir chanter avec Omara Portuondo qui collabore sur la chanson El Potaje, avec Chucho Valdés, La Orquesta Aragon et Pancho Amat, d’autres noms immenses de la musique cubaine.

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Quels moments forts avez-vous vécus dans votre carrière jusqu’à présent et quels accomplissements vous rendent particulièrement fier ?

En avril, avec mon équipe on a organisé un festival à la Nouvelle Orléans, le Cimafest et on a réuni sur scène des artistes cubains et des artistes de la Nouvelle Orléans. On a des héritages musicaux communs, des racines communes et c’est toujours incroyable de pouvoir explorer ça ensemble. On a fait venir des groupes de la Nouvelles Orléans à La Havane comme Galactic, Tank and the Bangas, Trombone Shorty et The Soul Rebels et des jeunes élèves de la Trombone Shorty Academy. Et là cette année on a fait le voyage en sens inverse, on a amené Cuba à la Nouvelle Orléans. On a aussi fait venir des jeunes qui apprennent la musique à Cuba, c’était la première fois qu’ils partaient à l’étranger, c’était incroyable de les voir découvrir le monde et qu’ils voient là où la musique peut les emmener.

Enfin, quelles sont vos aspirations pour votre carrière musicale dans les années à venir ?

Faire en sorte que ma musique touche le plus de personnes possible y qu’ils savourent le groove de toutes les manières possibles !

Scène de Bayssan, amphithéâtre extérieur Claude-Nougaro. Tout Public. 19h30, ouverture du domaine avec foodtrucks, buvette, animation radio et DJ set. 20 h 15, première partie, The Dramatix. Infos : 04 67 28 37 32.

https://www.midilibre.fr/2023/07/21/cimafunk-ce-vendredi-soir-en-concert-sur-la-scene-de-bayssan-a-beziers-11354598.php

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