Deux députés LFI de l’Hérault, Nathalie Oziol et Sylvain Carrière, ainsi que leur collègue des Yvelines, William Martinet, viennent d’écrire au procureur de la République de Montpellier suite aux propos tenus par le préfet du département lundi sur France Bleu Hérault
. Après les violences urbaines à Montpellier et Béziers, Hugues Moutouh avait déclaré : « Si demain, vous attrapez votre gamin qui descend dans la rue pour brûler des véhicules de police ou caillasser des pompiers, la méthode, c’est quoi ? C’est deux claques et au lit ! »
« Il est préfet, il n’occupe pas une fonction anodine. Il est garant du respect de la loi. Or, ici, on se retrouve dans une situation où Monsieur Moutouh assume à la radio appeler à contrevenir à la loi, ce qui n’est pas acceptable« explique Nathalie Oziol, députée LFI de la 2e circonscription de l’Hérault. Pour son collègue Sylvain Carrière, député LFI de la 8e circonscription de l’Hérault, « il y a une loi qui existe aujourd’hui et un représentant de l’État et ne peut pas appeler à aller au-delà de la loi, ne peut pas appeler à la violence, quelle qu’elle soit. »
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Les députés ont saisi le procureur de la République de l’Hérault, en vertu de l’article 40 du Code de procédure pénale, qui stipule que « tout fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République ».
Les élus précisent que les provocations du préfet de l’Hérault sont passibles de cinq ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.
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