Les AESH en grève à Montpellier réclament un meilleur salaire

« Je suis AESH. Je veux un vrai statut, un vrai salaire. » C’est ce qui est écrit sur une pancarte sur la Place de la Comédie à Montpellier ce mardi matin. Une centaine d’accompagnants d’élèves en situation de handicap, principalement des femmes, se sont mobilisés à l’occasion d’une journée de grève à l’échelle nationale. Ce métier est à 95 % exercé par des femmes. Le groupe s’est allongé par terre sur des couvertures de survie pour dénoncer leur situation de précarité. Les AESH ont souvent des contrats en temps partiels imposés et gagnent la plupart du temps moins de 900 euros par mois.

Un meilleur salaire

Les AESH demandent un meilleur salaire, une amélioration de leurs conditions de travail et qu’on reconnaisse leur statut. « On a déjà plus de 250 démissions depuis le mois de septembre rien que dans l’académie de Montpellier. Et ça va se généraliser parce qu’on a aujourd’hui des AESH qui préfèrent faire des ménages ou aller travailler dans dans des bars, dans des restaurants, plutôt que de faire un métier qui est sous-payé avec des injonctions constamment contradictoires » déplore Karim El Ouardi, le président académique du Syndicat national des lycées et collèges (SNALC) de Montpellier.

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Des AESH avec leurs pancartes sur la Place de la Comédie à Montpellier. © Radio FranceMorgane Guiomard

Il demande des « salaires dignes de ce nom. » Le SNALC demande 1.500 euros pour les contrats de 20 heures par semaine. 1.800 pour ceux de 24 heures. Et un salaire net de 2.000 euros pour les 35 heures.

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Une reconnaissance de statut

Il faut aussi une reconnaissance de leur statut pour Najiha Amri. Elle est AESH à l’école primaire Jules Simon à Montpellier. Elle gagne 860 euros par mois pour un contrat de 24 heures par semaine. Elle veut un statut de fonctionnaire d’Etat. « On veut être reconnues parce qu’on considère avoir un métier qui fait partie de l’éducation nationale à part entière. On est en collaboration avec les instituteurs. Donc nous ne comprenons pas pourquoi, l’État nous reconnait pas en tant que tel. »

Les syndicats ont été reçus au rectorat dans l’après-midi et prévoient une action tous les mois à partir de la rentrée scolaire prochaine.

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