Pendant la Guerre des six jours, au Caire et à Damas, la propagande arabe était officiellement antisémite, elle dégueulait d’appels aux meurtres, d’appels aux pogroms. Tout le monde ou presque l’a oublié, mais d’anciens nazis, des responsables du IIIe Reich collaboraient alors avec Nasser et le régime syrien ! D’anciens nazis reconvertis dans la cause arabe. Pour faire fructifier leur vieille haine. L’alliance crapularde des tortionnaires. Tout cela peut sembler loin. Mais on aurait tort : cette nation jeune, belle, insolente de réussite, est toujours sous la menace. L’ignoble régime islamiste de Téhéran ne rêve que d’un champignon nucléaire sur Tel Aviv. Chez nous, même chez nous, en France, la communauté juive est régulièrement la cible d’insultes, d’agressions, de violences. Par des anonymes planqués derrière leurs écrans, par des voyous de banlieues, par des gauchistes qui maquillent leur antisémitisme derrière le drapeau palestinien, par une extrême gauche qui fricote avec les islamistes, par une extrême droite recuite de grossièreté. Le monde se rétrécit, la violence se rapproche. Au coin de la rue, s’appeler Simon ou porter une kippa devient un risque. Le risque d’être Juif en 2023. La République tremble alors sur ses bases. Comme toujours, quand les Juifs sont menacés, attaqués, c’est un mauvais signe pour nous tous. C’est un mauvais signe pour la France.
GS
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