Accueil Actualités Biterrois : le chef papou Mundiya Kepanga rencontre les collégiens de Capestang

Biterrois : le chef papou Mundiya Kepanga rencontre les collégiens de Capestang

0
259

Jeudi 20 avril, le chef papou de la tribu des Hulis, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, est venu au collège capestanais parler de son combat contre la déforestation dans son pays et du film documentaire “Frères des arbres”, réalisé par Marc Dozier et Luc Marescot, diffusé sur Arte en 2017, qui lui est consacré.

Dépannage à domicile, tous travaux

Journée magique que celle du jeudi 20 avril, au collège Paul-Bert de Capestang… À 9 h 30, Mundiya Kepanga, chef papou de la tribu des Hulis de Papouasie-Nouvelle-Guinée, coiffe de plumes multicolores sur la tête et nez transpercé d’un piquant de porc-épic, petit-déjeunait à la cantine, aux côtés de sa traductrice, Laurence Vinoy et de la principale, Carole Almont.

Il était invité par l’établissement pour rencontrer les équipes pédagogiques et les élèves, et parler de déforestation, thème sur lequel ont travaillé les enfants à partir, notamment, du documentaire Frères des arbres (2016). Dans ce film, réalisé par Marc Dozier et Luc Marescot, diffusé sur Arte en 2017, le chef papou alerte sur la situation inquiétante de sa forêt primaire en Papouasie et le drame de la déforestation. Le documentaire retrace le parcours de défenseur de l’environnement qu’ont suivi les réalisateurs français, depuis son village en Papouasie-Nouvelle-Guinée aux plus grandes rencontres internationales comme la Cop 21. 

Des “Frères des arbres” aux “Gardiens de la forêt”

Depuis la diffusion du documentaire Frères des arbres, en 2017, sur Arte, le film a fait le tour du monde. Primé dans de nombreux festivals, il a connu un fort retentissement auprès du public et a eu un réel impact sur la politique forestière de Papouasie-Nouvelle-Guinée.

PLUS INFO  Agde : un tout nouveau salon pour fêter le retour du printemps en musique

Cinq ans plus tard, Arte s’associe de nouveau à la société de production Lato Sensu Productions pour un projet encore plus ambitieux : une série documentaire intitulée Gardiens de la forêt.

Celle-ci invite à découvrir et à comprendre, à travers le regard de cinq chefs autochtones (pour cinq films) les enjeux autour des grandes forêts primaires du globe situées en Amazonie, Afrique de l’Ouest, Océanie, Asie centrale et Amérique du Nord : Brésil, le chant de l’Amazonie, réalisé par Luc Marescot ; Mongolie, la Taïga en danger, de Hamid Sardar ; Gabon, la forêt qui soigne, de Jérôme Bouvier ; Canada, la grande forêt boréale, de Mike Magidson ; Papouasie, le temps des solutions, le nouveau documentaire de Marc Dozier, la suite des Frères des arbres.

Avec le chef papou Mundiya Kepanga, qui, cette fois fait découvrir et partage les solutions mises en place dans son pays, en passe, aujourd’hui, de devenir un exemple mondial en termes de gestion durable des forêts.

“Arrêtons de parler et agissons”

Depuis la diffusion du documentaire, qui a connu un très vif particulièrement en France, Mundiya quitte souvent sa forêt et les siens pour présenter le film, alerter sur l’étendue de la déforestation dans son pays, parler de son amour pour la forêt et crier : “Arrêtons de parler et agissons !”

Un temps d’échange avec plus de 250 élèves de 4e a eu lieu à la salle Nelson-Mandela. Les adolescents avaient préparé des questions, parfois surprenantes. “Comment ça se passe chez vous ?”, “Quel est l’étrange oiseau sur le drapeau  de Papouasie-Nouvelle-Guinée ?”, “Y a-t-il toujours des chamanes pour soigner dans les tribus papouasiennes ?”,”Que signifie le bâton dans le nez ?”, “Que font les femmes de la tribu dans leur temps libre ?”…

PLUS INFO  Les mains de Séverine Hauvy font du bien

Mundiya Kepanga remerciait toujours celui qui posait la question, et apportait ses réponses. Des bouts de vie étaient livrés par un homme vivant dans un pays “où cohabitent 856 tribus, pour autant de dialectes tribaux”, un homme descendant, comme ceux de sa tribu, de l’oiseau du paradis (celui du drapeau), un chef qui ne connaît pas exactement son âge, qui est allé à l’école de la forêt, qui ne sait presque pas lire et écrire, né sur le tapis de feuilles d’un ficus séculaire, à qui les anciens, comme il l’a raconté aux élèves, ont appris “à chasser, à ne pas percer le cœur des gens, à prendre soin des mots qu’on utilise, à parler en public, pas pour soi, mais pour la communauté”

Une rencontre entre deux mondes

Parfois, le chef papou, de façon presque enfantine, posait lui-même des questions aux enfants. “Apprenez-vous des choses de vos enseignants ?”, “Pourquoi vous percez-vous la langue ? Elle sert à manger et est reliée au cœur…” 

Enfants et adultes ont ainsi vécu un moment magique où le temps s’est arrêté pour que les deux mondes si différents – collégiens capestanais et chef papou – puissent se rencontrer, partager, échanger, se comprendre, se découvrir… Et surtout réfléchir sur l’urgence à agir pour la planète, pour les cultures autochtones, à stopper ces grandes compagnies internationales qui vont en Papouasie piller le bois des forêts sans se soucier des peuples habitant dans ces forêts primaires…

Le soir, à 18 h 30, Mundiya Kepanga était présent à la projection du film Frères des arbres, organisée par la communauté de communes de La Domitienne, à la salle Claude-Nougaro de Montady. Après la diffusion, le public a pu profiter d’un temps d’échanges avec le chef Mundiya Kepanga, toujours accompagné de sa traductrice.

PLUS INFO  La poésie sur un plateau

https://www.midilibre.fr/2023/04/21/biterrois-le-chef-papou-mundiya-kepanga-rencontre-les-collegiens-de-capestang-11147650.php

.

Installateur Panneaux solaires

Wedding Planner

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Menuiserie minimaliste

HYLINE, MENUISERIE D'EXCEPTION