Les vignerons du secteur d’Aniane, dans l’Hérault, sont déjà sur le qui-vive. La température est passée de 19 degrés en journée à – 2,7 degrés dans la nuit de mardi à mercredi. Des premières gelées de printemps qui n’ont pas encore fait trop de dégâts dans les vignes grâce à différentes techniques pour pallier la baisse de température.
Au château de Capion, à Aniane, Stéphane Carrel, le directeur d’exploitation, a limité la casse. Sur une parcelle de Chardonnay, « on a fait une taille tardive. C’est à dire qu’on a laissé pousser les branches pour que les bourgeons aux extrémités se développent. Puis on a taillé la branche. Ça a permis le débourrement plus tardif des bourgeons à la base. » Ce qui a décalé d’une dizaine de jours l’éclosion de ces bourgeons.
Crainte jusqu’aux Saints de Glace
Pendant deux nuits d’affilée, Stéphane Carrel a allumé des feux de végétaux autour des parcelles de vignes. De sorte à ce que ça fasse un mur de fumée et protéger les cultures du froid. Mais 15 % d’une parcelle de 2 hectares ont tout de même été impactés.
Des dégâts minimes par rapport à ce qui pourrait se passer si un autre épisode de gel arrive d’ici les Saints de Glace, les 11,12, 13 mai prochains.« Avec ces températures qui sont très clémentes, en journée notamment. Le risque, c’est que la vigne continue de se développer et en se développant, elle va accroître encore sa sensibilité aux gelées matinales. Et donc si on connait un épisode de gel, ce sera le scénario catastrophe. Ça entraînerait des dégâts très très importants » explique Stéphane Carrel du château de Capion. « Maintenant les dés sont jetés. Nous les vignerons, il faut qu’on reste positifs, comme les températures » ironise le vigneron.
Chez leurs voisins, au Mas de Daumas Gassac, des bougies ont été allumées sur les parcelles de vigne pour faire face à ce premier gel de printemps dans la nuit de mardi à mercredi.
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