Une opposition municipale biterroise particulièrement offensive

Le conseil municipal s’est tenu, lundi, en mairie. De nombreux sujets, comme le bureau d’une attachée parlementaire en mairie ou le règlement vertueux sur les panneaux publicitaires, ont suscité le débat.

Il y avait longtemps qu’un conseil municipal n’avait été aussi animé que celui de lundi soir à l’hôtel de ville. Tour à tour, le communiste Nicolas Cossange, l’écologiste Thierry Antoine et Christophe Huc, de la liste de Pascal Resplandy, ont élevé la voix.

Attachée parlementaire, 49.3

Tout d’abord, Nicolas Cossange est revenu sur la mise à disposition d’un bureau, à titre onéreux, au sein de la mairie, à la députée Emmanuelle Ménard. Cette disposition étant parmi les décisions du maire, il lui a demandé le retrait de cette dernière,   »non pas sur la légalité mais sur le risque de mélange des genres, une attachée parlementaire n’ayant rien à faire dans les locaux municipaux. » Thierry Antoine a renchéri : « Je voudrais savoir quelle relation va avoir cette attachée parlementaire avec les services municipaux ? » 

C’est Emmanuelle Ménard qui a précisé que  « l’accès direct se faisait avec les élus et non avec les fonctionnaires »  et que certaines requêtes associées à son rôle de députée étaient en lien direct « avec le cabinet de Monsieur le maire et président de l’Agglo » et, notamment, son emploi du temps lorsqu’elle était sur Béziers.

Un nouvel emprunt

Nicolas Cossange a redemandé la parole, qu’il a difficilement obtenue, pour s’étonner que ne figurent pas parmi les décisions du maire celles adoptées le 7 mars dernier portant les numéros 86 et 87 : « Il s’agit d’emprunts de 9 M€ contracté auprès de la Société générale et de 6 M€ auprès de la banque Arkéa. Seulement deux mois après le début de l’exercice, il n’est pas anodin de voir la Ville emprunter alors qu’au budget 2023, nous avons voté le remboursement de plus de 13 M€. »
Et a poursuivi, puisqu’il avait la parole : « Lorsque je pose une question au maire, c’est la députée qui nous répond, c’est un mépris absolu. Vous n’avez pas de 49.3. » Il n’a pas obtenu de réponse sur ces nouveaux emprunts mais un brouhaha s’est élevé du côté de la majorité municipale.

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« Des affiches plus que limites »

Dans le règlement de la concession à l’entreprise JCDecaux pour la mise à disposition de mobiliers urbains publicitaires et non publicitaires, il est précisé que : « Les publicités ne peuvent en aucun cas avoir un caractère politique, confessionnel, raciste, sexiste ou contraire aux bonnes mœurs. » 

Un point qui a fait réagir Messieurs Cossange, Antoine et Huc, chacun considérant avec ses mots, que : « Des publications et affiches de la Ville avaient été soit raciste, “Ils arrivent”, soit violente “la femme ligotée sur les rails”, soit sexiste, “chéri je n’ai plus rien à me mettre” ; des affiches plus que limites et je m’étonne de l’amnésie générale ; il faut appliquer les mêmes principes aux publications de la Ville qu’à celles du concessionnaire. » 

Robert Ménard a rappelé que la Ville n’avait jamais été condamnée, « c’est la loi que cela vous plaise ou non et on va arrêter là ». Christophe Huc s’est alors adressé à deux élues de la majorité qui ne cessaient de souffler et faire des réflexions désobligeantes : « Nos remarques excédent tout le monde depuis le début, désolé que vous deviez manger à 20 h au lieu de 19 h 30, mais nous avons des choses à dire. »

« La Ville n’a jamais été condamnée »

Nicolas Cossange a insisté pour rajouter : « Monsieur le Maire, vous avez dit : “J’ai dit, écrit et publier à Béziers un certain nombre de choses au moment des combats en Syrie et en Irak, au moment de l’arrivée des réfugiés chez nous des choses que je regrette, que j’ai honte d’avoir dit et fait parce que ce n’était pas bien”. Vous avez bien du culot d’invoquer la loi quand vous-même vous reconnaissez que ces affiches n’avaient pas lieu d’être. » 

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Robert Ménard lui a lancé avant de conclure le débat : « J’attends de votre part l’ombre d’un début d’auto critique sur quoi que ce soit et on en reparlera. »

https://www.midilibre.fr/2023/03/28/une-opposition-municipale-biterroise-particulierement-offensive-11095388.php

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