Une conférence à Vendres pour débattre de la place des femmes dans le monde viticole

Trois femmes – Anne-Laure Borras, domaine Le Nouveau monde, à Vendres, élue vigneronne de l’année par le guide Hachette 2022 et administratrice du syndicat AOP Languedoc ; Sophie Noguès, vigneronne exploitante du Mas Noguès, à Sérignan et présidente de la FDSEA 34 ; Alix Jojot, œnologue conseil au centre d’œnologie ICV de Béziers – seront le 8 mars, à 19 h 30, dans la salle du conseil de la mairie de Vendres pour une conférence-débat sur la place des femmes dans le monde viticole.
 

Saviez-vous  que ce n’est que dans les années 70 que les femmes commencent à entrer dans les chais ? « On revient de très loin, indique Anne-Laure Borras-Gauch, 45 ans, vigneronne exploitante du domaine Le Nouveau monde, à Vendres-Plage. Car, depuis le milieu du XIXe siècle et jusque-là, les femmes travaillaient  dans le monde viticole, mais le public et les consommateurs ne les voyaient pas. Elles étaient cantonnées uniquement au travail dans les vignes, ne rentraient jamais dans les chais. Car la vieille croyance qui  voulait qu’elles pouvaient faire tourner le vin à cause des règles perdurait dans tous les esprits, des hommes comme des femmes. »

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« On revient de loin »

La Vendroise, élue vigneronne de l’année par le guide Hachette 2022 et administratrice du syndicat AOP Languedoc, sera aux côtés de deux autres femmes –  Sophie Noguès, vigneronne exploitante du Mas Noguès, à Sérignan et présidente de la FDSEA 34 et présidente du comité technique de la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) Occitanie,  et Alix Jojot,œnologue conseil au centre d’œnologie ICV de Béziers – le 8 mars, à 19 h 30, dans la salle du conseil de la mairie de Vendres pour justement animer une conférence-débat sur la place des femmes dans le monde viticole.

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Elle viendra raconter cette évolution et l’arrivée des premières femmes exploitantes viticoles. Et parler d’elle aussi, de la vigneronne qui n’a, comme elle le précise, jamais été confrontée, dans son parcours, « à un quelconque obstacle parce que je suis une femme ». 

« Alors, oui, on revient de très loin, sourit-elle. Aujourd’hui, 30 % des chefs d’exploitations viticoles sont des femmes. C’est un progrès, mais c’est bien moins que dans l’élevage, avec 47 %, ou le milieu équin, à 48 %. »

Les femmes, le syndicalisme et les OPA

Sa consœur Sophie Noguès, 52 ans, viendra, elle, parler de syndicalisme et des organismes professionnels agricoles (OPA), à savoir les syndicats, la fédération des caves coopératives, les Vignerons indépendants, la MSA, Groupama, la Safer, le Crédit agricole….

« J’évoquerai mon évolution au sein de la  Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) 34. Cela fait quatre ans que j’en suis présidente. À mes débuts, nous étions trois femmes en France à être à la tête d’une fédération départementale. Aujourd’hui, nous sommes une douzaine… Nous allons bientôt correspondre à la réalité des 30 % de femmes exploitantes viticoles qu’a mentionnés Anne-Laure Borras-Gauch. »

Celles qui font la pluie et le beau temps dans le monde viticole

Le troisième regard porté sur le thème de la conférence, celui d’Alix Jojot, 36 ans, œnologue conseil à l’ICV, sera tout aussi intéressant.

« Je vais non seulement parler de sommellerie et d’œnologie, mais aussi présenter les femmes qui font la pluie et le beau temps dans le monde du vin. Comme Mirène de Lorgerie, ex-présidente du CIVL, l’interprofession, une des premières femmes à avoir occupé un poste à responsabilité sur la région. Sachez que depuis une quinzaine d’années, on a de plus en plus de postes à responsabilités, de représentantes syndicales, de communicantes… Un exemple d’évolution parmi tant d’autres : depuis trois-quatre ans, dans les écoles d’œnologie, il y a enfin la parité. Il y a un peu moins de vingt ans, quand j’étais en Terminale Bac agricole, sur les 35 élèves, nous n’étions que 10 filles dans la classe. En dix ans, le nombre d’œnologues femmes a bondi ! Oui, j’ai vécu, à mes débuts dans la profession, des a priori machistes sur les compétences des femmes notamment sur le terrain. Aujourd’hui, je ne fais que de la dégustation et du conseil et je n’ai plus à faire mes preuves. »

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Un 8 mars aux accents féminins et féministes

Voici quelques rendez-vous pour la Journée internationale des droits des femmes de mercredi 8 mars.

Au tribunal. Le barreau de Béziers dispense des consultations gratuites et anonymes aux femmes, au palais de Justice, cité judiciaire, 93, avenue du Président-Wilson, à Béziers, de 9 h à 12 h.

Devant la Bourse du travail et le théâtre. L’Union local CGT Béziers organise une manifestation « féministe, pour les retraites et les salaires, ni 64 ans de report de l’âge de départ en retraite, ni 43 ans de cotisations ». Rendez-vous à 14 h devant la Bourse du travail. Puis, à 15 h 30, sur le parvis du théâtre municipal pour des témoignages de « femmes essentielles », un temps de parole animé par des groupes musicaux féministes engagés.

À Valras-Plage. Les Sirènes, ces femmes engagées soutenues par les Villes de Sérignan, de Sauvian et de Valras-Plage, lancent pour la deuxième fois leur appel à l’action et donnent rendez-vous à tous, mercredi 8 mars, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, à partir de 11 h 30 à Valras, au niveau du poste de secours central. Une manifestation pour apporter du soutien à L’Amicale du nid, qui aide les femmes et les enfants victimes de violence domestique à Béziers.

Au lycée Henri-IV de Béziers. Pour la journée internationale des droits des femmes, Geneviève Tapié, présidente de l’Observatoire régional de la parité d’Occitanie, donnera une conférence au lycée Henri-IV de Béziers, de 14 h à 16 h, sur le thème “Les femmes et la politique : une conquête ? ” À destination des élèves de Terminale suivant l’enseignement de spécialité Droit et grands enjeux du monde contemporain.

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Au Polygone Béziers. Le club service Zonta met en place, de 9 h à 13 h 30, un stand de sensibilisation sur l’égalité homme-femme dans la scolarité. Niveau Canal (à côté de Cultura). De 14 h à 16 h, grand Loto, 1 € par carton reversé à l’association ; à 17 h, à Monciné, conférence donnée par l’association.

https://www.midilibre.fr/2023/03/06/une-conference-a-vendres-pour-debattre-de-la-place-des-femmes-dans-le-monde-viticole-11041948.php

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