Pro D2 : Béziers paye le manque d’investissements de certains de ses joueurs

Pierre Caillet a été très déçu par son équipe qui a carrément pris l’eau à Mont-de-Marsan (49-14). Il estime que certains n’ont pas été à la hauteur de la tâche.

« C’est bien simple, on dit parfois que la défense a été un gruyère. Et bien là, sur ce match, il n’y avait même pas de fromage autour des trous ! » Vendredi matin, à l’heure de refaire le monde ovale devant un café, certains supporters de l’ASBH en avaient gros sur le cœur. À juste titre d’ailleurs si on revient sur la prestation de leur équipe fétiche à Mont-de-Marsan, où elle a très peu existé, encaissant la bagatelle de sept essais (49-14). Il n’y a donc eu aucune réaction après le match nul face à Nevers (32-32), puis la défaite contre Grenoble (19-20). Du coup, c’est le top 6 qui disparaît de l’horizon des Biterrois. Avec, en prime, une grosse épidémie de migraine tenace.

À commencer pour Pierre Caillet, l’entraîneur. Il a quitté le terrain des Montois particulièrement déçu par son groupe de joueurs : « Nous sommes trop gentils et mentalement pas assez solides, regrette-t-il. J’ai vu une équipe de dauphins, des joueurs qui ne sont pas des compétiteurs. Le problème avec ce groupe, c’est que lorsqu’il n’y a plus d’enjeu, il devient une pipe. Certains ne sont pas capables d’assurer leur professionnalisme. La grosse déception, c’est qu’il y a un investissement qui n’est pas le même pour tout le monde. »

Une prestation technique pauvre

D’un point de vue technique, la prestation des coéquipiers de Maxime Espeut (qui, lui, comme à son habitude, a rempli son contrat) fut souvent pauvre : ballons tombés ou gâchés, fautes bêtes, placages ratés à tout va, joueurs au ralenti, peu appliqués… : « On joue pour jouer, pas pour exister, râle l’entraîneur, amer. Nous sommes gamins dans l’approche de ce rugby. En plus, nous ne gagnons pas de duel. Il y a des consignes qui ne sont pas respectées. Toute la semaine, à l’entraînement, nous insistons sur certains points et le jour du match, ils ne le font pas. Toute la semaine, je fais mon travail du mieux que je le peux. J’essaye d’amener ce groupe le plus haut possible. J’y laisse de l’énergie, de la santé. Je me demande vraiment s’ils le méritent. Je le leur ai d’ailleurs dit… »  

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Au repos une semaine, les Biterrois vont avoir le temps de cogiter à la fin de saison. II leur reste sept matches à disputer, dont quatre à domicile face à Carcassonne, Vannes, Massy et Agen. De quoi sauver la face. Mais pour ce faire, les Biterrois vont devoir sacrément se reprendre : « J’attends une remise en question et que tout le monde s’y mette, espère Pierre Caillet. Sinon, la fin de saison va être longue. Nous n’avons, en gros, plus grand-chose à jouer. Je ne sais même pas si les joueurs ont conscience qu’ils peuvent même se retrouver en danger. »

Une remise en question pour colorer et donner du sens à la fin de saison.

Encore des blessés

La fin de saison va être difficile à gérer pour les entraîneurs biterrois qui vont aussi devoir composer avec une infirmerie qui s’est encore remplie à Mont-de-Marsan.

Ferdinand Changel (genou), Sias Koen (cuisse), Giorgi Akhaladze (dos) et Yannick Arroyo (cervicales) ont été blessés à Mont-de-Marsan. Ils rejoignent à l’infirmerie Pierrick Gunther (mollet), Gaboin Lorre (ceville) et Pierre Courtaud (épaule).

Sans oublier l’absence de Clément Bitz pour plusieurs matches, le deuxième ligne ayant écopé d’un carton rouge face aux Montois.  

https://www.midilibre.fr/2023/03/03/pro-d2-beziers-paye-le-manque-dinvestissements-de-certains-de-ses-joueurs-11035105.php

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