Il tue sa femme d’une balle dans la tête et plaide l’accident devant la cour d’assises des Pyrénées-Orientales

Féminicide ou accident ? C’est la question à laquelle doit répondre d’ici mercredi la cour d’assises des Pyrénées-Orientales. Un homme de 46 ans est jugé pour avoir abattu sa compagne en 2020. Il nie avoir voulu la tuer, mais comparait depuis lundi pour meurtre sur conjoint.

C’est dans une résidence du Boulou, commune des Pyrénées-Orientales proche de la frontière avec l’Espagne, que le drame s’est noué. Le 23 janvier 2020, les pompiers interviennent sur une femme blessée par balle à la tête. Quelques minutes plus tôt, c’est son compagnon qui a lui-même appelé les secours. 

La femme, âgée de 47 ans et mère de quatre enfants, décède le week-end suivant, à l’hôpital où elle avait été conduite par les secours. Placé en garde à vue, son compagnon avoue une responsabilité… partielle. L’homme, qui a alors 43 ans, reconnait être l’auteur du tir. Mais il affirme que le coup est parti tout seul alors qu’il nettoyait son fusil. 

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Pour l’avocat des parties civiles, Me Hervé Banbanaste, la thèse de l’accident ne tient pas. Elle a répondu aux questions de Laura-Laure Galy et Joan Lopez, journalistes à France 3 Occitanie, présents au tribunal ce lundi. « Les experts vont le démontrer. Il n’y avait pas de lubrification dans l’arme. Monsieur A. ne cesse de mentir, il ment sur son enfance, il ment sur les faits, il ment sur son rapport avec les femmes, il ment surtout ! »

L’homme de 46 ans comparait aujourd’hui pour meurtre sur conjoint. Au moment du drame, il vivait depuis 12 ans avec la victime. Si leurs voisins du Boulou évoquent un couple sans histoires, leurs problèmes d’addiction tant à l’alcool qu’à la drogue étaient connus. 

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La famille dénonce un phénomène d’emprise de la part d’un homme violent. « Ils sont terrorisés par cet individu, affirme Me Banbanaste. D’ailleurs cet individu terrorise tout le monde. Toutes les femmes qui ont eu le malheur de croiser son existence ont été soit violentées, soit terrorisées, soit menacées. Ce dossier, c’est une longue litanie de victimes, c’est un dossier emblématique des féminicides et es violences faites aux femmes. »

Sollicitée par France 3 Occitanie, l’avocate de la défense n’a pour l’instant pas souhaité s’exprimer. Le verdict est attendu mercredi 29 février. L’accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Écrit avec Laura-Laure Galy et Joan Lopez.

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