Culture : Bruno Granja, porteur du projet de cinéma à Bayssan n’abdique pas

Bruno Granja ne comprend pas pourquoi alors que le dossier de faisabilité de son projet est complet et a été communiqué à toutes les collectivités impliquées, Kléber Mesquida, le président du conseil départemental, annonce que le complexe de cinéma ne verra pas le jour.

« On me reproche parfois de tout conserver. Mais c’est toujours utile ». Bruno Granja a effectivement tout gardé : schémas, photos, courriers divers envoyés aux collectivités concernées par son projet, les licences signées avec la société de production américaine Legendary, avec Ubisoft, des images de synthèse, différents rapports… Dizaines de pièces et documents divers en main, concernant la faisabilité et le montage de son projet de complexe de cinéma au Domaine de Bayssan, le président des Studios Occitanie Méditerranée a pris le parti de monter au créneau.

« Tout est prêt, tout est payé »

Il garde en travers de la gorge le fait que lors de ses vœux, Kléber Mesquida, le président du conseil départemental, ait annoncé que son complexe ne verrait pas le jour. D’autant qu’il y travaille depuis 2017 et qu’il ne manque plus que le feu vert du Département pour faire débuter le chantier : « Tout est prêt, assure Bruno Granja. Il n’y a rien de compliqué. Nous avons montré patte blanche. Le dossier est complet. Tout ce qui a été demandé a été fait. Tout est payé. Je l’ai même fait attester par ma banque et cela a été envoyé à tout le monde. Il suffit maintenant de discuter pour tout débloquer. Mais personne ne me répond. Je suis dans l’incompréhension la plus totale. M. Mesquida ne veut pas me rencontrer alors qu’au départ, je le voyais. C’est d’ailleurs même lui qui a conservé la première maquette du projet qui avait été réalisé ! Si Kléber Mesquida n’en voulait pas, il fallait au moins qu’il le dise avant que nous entrions en concertation. Ce sont quand même 7 à 8 millions d’euros qui ont été engagés dans ce projet. Et je ne compte pas les licences, dont je suis le garant et qu’il m’a fallu repayer pour une année supplémentaire. »

PLUS INFO  Agression sexuelle sur sa belle-fille de 12 ans : le Biterrois justifie son geste incestueux par un jeu

Au milieu d’un conflit politique

Le président des Studios Occitanie Méditerranée estime aussi se retrouver au milieu d’un conflit politique entre Robert Ménard (le domaine départemental de Bayssan est sur la commune de Béziers qui détient un tiers du site) qui a toujours défendu le projet et Kléber Mesquida. Il est vrai que les deux hommes ne se ratent jamais, comme en témoignent d’ailleurs leurs joutes verbales lors du vote du budget primitif à l’hôtel du Département de Béziers : « J’ai le sentiment qu’entre eux, cela vire à l’affrontement politique et, moi, je me retrouve au milieu, regrette, amer, Bruno Granja. Je refuse d’être un dommage collatéral de cet affrontement ! Il faut vraiment qu’il y ait un échange. »

 Le chef d’entreprise entend désormais se tourner vers l’Etat. Il a un rendez-vous à Paris dans les jours prochains. Pour essayer de faire débloquer son dossier. Car il croit dur comme fer : « Je veux être optimiste, assure-t-il. Je ne lâcherai pas car je trouve ce projet extraordinaire. En sachant que pour le territoire (lire ci-dessous), ce sera un milliard et demi d’euros de retombées économiques. »

1,3 million de visiteurs attendus et 400 M€ de retombées

Dans la déclaration de projet qui a été déposée, le complexe s’étendra sur 47,5 hectares, l’emprise bâtie totale ne devant pas excéder 30 % de la surface des terrains. La surface de plancher sera répartie entre les diverses fonctions : 65 % environ pour les constructions dédiées aux industries culturelles et créatives (espaces professionnels et publics) ; 17 % pour les constructions hôtelières ; 12 % pour les constructions des commerces, services et restaurations ; 6 % pour les équipements techniques et collectifs. Dans ses calculs, Bruno Granja explique qu’au niveau économique, la construction du complexe générera environ « 800 emplois pour le BTP et l’exploitation amènera 1 500 emplois directs et indirects. » Le président de Studios Occitanie Méditerranée estime que le projet générera 400 millions de retombées économiques annuellement pour le territoire, grâce notamment à une « annualisation de la saison touristique », sachant qu’il est attendu « 1,3 million de visiteurs avec un potentiel de 2 millions ».

PLUS INFO  "Je n'ai pas eu de courage, j'ai eu de la chance" : Ginette Kolinka, déportée d'Auschwitz, raconte son histoire aux Biterrois
Le complexe s’étendra sur 47,5 hectares. dr

https://www.midilibre.fr/2023/02/21/culture-bruno-granja-porteur-du-projet-de-cinema-a-bayssan-nabdique-pas-11014637.php

.

S'inscrire

spot_imgspot_img

A découvrir aussi
Toute l'info à Béziers

Le souffle de pierre

Le spectacle son et lumière "Le souffle de pierre" mêle projections et musique, utilisant la pierre comme support visuel pour évoquer l'eau, la vigne, la lumière méditerranéenne et les reliefs de Béziers.D'une durée d'environ vingt minutes, ce programm...

« C’est très rare de remonter de tels poissons » : Dorian, 22 ans, capture un monstre de 2,50 m et 110 kg dans les eaux...

Un pêcheur de 22 ans, Dorian Bessone, a capturé un silure géant de 2,50 mètres et 110 kilos dans l’Hérault, frôlant le record départemental de 2,56 mètres. Après une lutte intense dans la rivière, le spécimen rare a...

Championnat des Nations – Matthieu Jalibert apte, Oscar Jegou vers le forfait, Alexandre Roumat en 8 avec le XV de France face au Japon...

Programmé à l'heure du match de samedi pour préparer au mieux les joueurs aux conditions qu'ils devront affronter, l'entraînement de ce mercredi sur le terrain des Kubota Spears a permis de confirmer certaines...

L’action « coup de poing » des « Faucheurs volontaires » : des militants s’introduisent dans cette usine Monsanto-Bayer pour contrôler la nature des pesticides

Une quarantaine de militants, dont des "Faucheurs volontaires", ont mené ce mercredi 15 juillet 2026, une "inspection citoyenne" de l'usine Monsanto-Bayer de Trèbes (Aude). Ils annonçaient vouloir contrôler la nature des pesticides utilisés dans l'enrobage des semences.