Ils et elles font partie des premières promotions de la « réserve opérationnelle » de l’Hérault. À l’image de la gendarmerie, la police nationale ouvre désormais ses rangs aux civils. À Montpellier, pour ce mois de janvier, la deuxième vague de réservistes est en train de se former. Durant quatre semaines, des hommes et des femmes de tout âge et de différents milieux apprennent les bases du métier de policier.
Ouassim 21 ans, fait partie des futurs réservistes à Montpellier. Il est étudiant pour devenir pilote de ligne. Au stand de tir, il apprend d’abord à manipuler une arme à vide, puis avec différents exercices à balles réelles. « J’ai déjà une expérience dans la réserve de la gendarmerie alors le maniement de l’arme, je connais déjà les bases ». Pour l’étudiant, être réserviste, c’est avant tout un devoir citoyen :« c’est le besoin d’être utile constamment et puis dans la police nationale il y a des opportunités d’évolution, c’est ça que j’aime dans ce métier ». Parmi les douze volontaires il y aussi deux femmes : Lisa, étudiante, et Mathilde, 43 ans, travaille dans un centre pénitentiaire.
Le rôle des réservistes
Quel sera le rôle et les prérogatives de ces policiers réservistes venus de la société civile ? « Ils renforceront les patrouilles surtout dans l’écusson de Montpellier, ils seront sur les marchés et sur les festivals. Dans l’Hérault on a besoin d’environ 200 à 300 réservistes » explique Yannick Blouin, le patron de la police de l’Hérault. En revanche, les policiers réservistes ne seront pas sur des missions de maintien de l’ordre difficiles.
Renforcer les rangs de la police avec des réservistes issus de la société civile vise aussi à améliorer l’image des forces de l’ordre. « La solution de la réserve va nous permettre de nous rapprocher de la population. Nous en tant que policier on peut avoir la tête dans le guidon, les réservistes sont là aussi pour prendre contact avec les citoyens. »
Les membres de la réserve opérationnelle effectuent un maximum de 90 vacations par an. Des vacations rémunérées à hauteur de 76 euros par jour. En 2023, dans le département de l’Hérault une quarantaine de réservistes devraient être formés.
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