A Megève, Louise a récemment plongée dans une eau glacée sur laquelle elle a fini par marcher : la jeune femme de 23 ans est ainsi rentrée des championnats de France avec quatre médailles individuelles autour du cou et avec une médaille en relais, dont deux en or.
Un bilan encore meilleur que celui de ses premiers championnats nationaux, en 2020. A l’époque, Louise Bernard découvre tout juste cette discipline, et rafle tout de même quatre médailles, dont deux en or : « ma nage et ma distance, c’est le 100m papillon. C’est là que je performe le plus souvent. C’est aussi un défi parce que c’est dur, ça essouffle énormément. C’est un challenge mais j’adore ça ».
Contenus de la page
Père et coach
Fille d’un entraîneur et d’une entraîneuse, l’étudiante en cinquième année de Staps a toujours baigné dans l’univers de la natation, mais n’est pas tombée dans l’eau glacée quand elle était petite. En réalité, c’est à l’occasion d’un bain de minuit proposé par un groupe d’amis, en décembre 2019, que Louise tombe amoureuse de ce milieu pourtant jugé hostile, par le commun des mortels.
En effet, l’eau dans laquelle elle s’entraîne en ce mois de décembre, au pied du Pont du Diable, ne dépasse pas les 8 degrés. A Samoëns (74), pour les mondiaux, elle sera même encore plus fraiche : sans doute autour de 3 degrés.
Mais pas de quoi décourager son mental d’acier, au contraire. Louise Bernard est déterminée à décrocher un podium mondial, et vise même un titre, en Haute-Savoie : « Je ne sais pas comment sera la concurrence, mais je vise un titre et je pense que c’est possible. Les pays nordiques sont ceux qui ont commencé cette discipline. Ce seront mes principaux adversaires« .
L’ambition
Soutenue par son papa, qui l’accompagne pour chacun de ses entraînements dans la nature, en raison du **caractère malgré tout dangereux, ou en tous cas risqué, d’une telle pratique, Louise se donne les moyens de sa réussite : * »***Dans l’Hérault, je m’entraîne aussi à la cascade de la Vis, en mer, dans le bassin de récupération du Crès ou chez une copine, Pauline, dans sa piscine où l’eau descend à sept degrés (…) C’est une discipline qui reste dangereuse, c’est d’ailleurs pour ça qu’on nous demande un électrocardiogramme et une visite chez les médecins, pour les championnats du monde et pour les championnats de France« .
Et Laurent, lui, est évidemment très fier du courage et admiratif des performances de sa fille, lui qui a la sensation que son club de la Paillade est, entre guillemets, pionnier dans le domaine de la natation glacée, à Montpellier : « On essaie de créer une dynamique de groupe. Je pense qu’on est aussi en pleine crise énergétique, on est de plus en plus dans le respect de la nature, et avec cette pratique, ça a du sens, de plus en plus. Il y a aussi un défi personnel, de gens qui veulent nager de manière naturelle, sans qu’on chauffe des bassins, sans artifice ».
loading
Programme de Louise :
– Jeudi 12 janvier 2023 : 50m dos et relais 4x50m nage libre
– Vendredi 13 janvier : 100m papillon et relais 4X50 m quatre nages
– Samedi 14 janvier : 50m papillon
– Dimanche 15 janvier : 100m quatre nages et 250m nage libre
.
