Réforme du RSA : dans l’Aveyron, il faudra désormais travailler 15 à 20 heures pour toucher son allocation

L’Aveyron fait partie des 19 départements français qui vont prochainement expérimenter la nouvelle formule du RSA. Les allocataires devront notamment travailler 15 à 20 heures par semaine pour en bénéficier, ce que dénonce la CGT.

Il faudra bientôt travailler 15 à 20 heures par semaine pour bénéficier du revenu de solidarité active (RSA) en Aveyron. Le département fait partie des 19 collectivités retenues par le gouvernement pour expérimenter la nouvelle formule du RSA dès le 1er janvier 2023.

Avec l’objectif d’améliorer l’insertion professionnelle, le gouvernement souhaite par la suite étendre ce dispositif à toute la France. En moyenne, 42 % des allocataires du RSA restent éloignés de l’emploi, sept ans après leur première allocation.

Cette expérimentation sera donc accès sur une « logique de droits et de responsabilités » selon le Conseil départemental de l’Aveyron.

Tous les allocataires des territoires d’expérimentation seront amenés à signer un contrat d’engagement sur la base d’un accompagnement intensif de 15 à 20 heures par semaine. Si la personne ne répond pas à cet engagement, alors la notion de sanction est envisagée dans la logique de droits et devoirs.

Conseil départemental de l’Aveyron

Le département assure que des moyens seront mis en place en matière d’accompagnement social et professionnel, et que « le réseau des employeurs locaux sera mobilisé […] afin de proposer des périodes d’immersion, des préparations opérationnelles à l’emploi et plus largement des opérations de recrutement ».

Du côté de la CGT, on considère que « le RSA doit rester sans condition », martèle Pierre Garnodier, secrétaire général du Comité national CGT des travailleurs privés d’emploi et précaires.

Avec 598€ par mois, on survit à peine. Un tel montant ne permet pas de mener une recherche active et répétée de travail, on ne peut pas mettre de l’essence dans sa voiture pour aller à des entretiens !

Pierre Garnodier, secrétaire général du Comité national CGT des travailleurs privés d’emploi et précaires

« Sous couvert d’une meilleure insertion, le gouvernement veut en réalité pousser les bénéficiaires du RSA privés d’emplois à accepter les emplois les plus précaires, les plus dénués de droits », dénonce Pierre Garnodier de la CGT.

PLUS INFO  "Nous demandons l’application du droit international" : la marche des Sahraouis est passée par Béziers

Selon le ministère du Travail, 43 départements s’étaient portés candidats pour devenir territoires pilotes de cette réforme. Parmi eux, 19 ont été retenus, car ils « reflètent une pleine diversité sur le plan géographique, démographique et social », a précisé le ministre du travail, Olivier Dussopt, dans un communiqué.

Cette nouvelle formule du RSA s’inscrit dans une réforme plus globale qui vise à créer un guichet unique pour les demandeurs d’emploi : France Travail. Cette allocation est aujourd’hui attribué à plus de deux millions de foyers pour une dépense annuelle de 15 milliards d’euros, selon un rapport de la Cour des comptes.

Source

S'inscrire

spot_imgspot_img

A découvrir aussi
Toute l'info à Béziers

« Les ports français vont être à l’arrêt à 95% » : les dockers se mobilisent contre la militarisation et l’économie de guerre

Les ports français seront immobilisés vendredi 30 octobre 2026 par une grève de 24 heures, à l'appel du principal syndicat de dockers, la fédération nationale des ports et docks CGT, qui représente près de 90% des salariés du secteur en France. En Occitanie, les ports de Sète (Hérault) et de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales) sont concernés.

Pro D2 – Les pronostics de la rédaction pour la 9ème journée : Brive se relance, Béziers ne décolle pas

Dans cette neuvième journée de Pro D2, Provence se rend en terrain compliqué et sa série victorieuse depuis le début de la saison pourrait être mise à mal. Là où Brive se rend dans une maison nivernaise qui "prend...

« Je me suis assis sur son fessier, pas sur sa nuque », dit le policier poursuivi pour la mort de Mohamed Gabsi à Béziers

Un policier municipal de Béziers (Hérault) comparait ce vendredi devant la justice, plus de six ans après la mort de Mohamed Gabsi. Le prévenu assure ne pas s'être assis sur la nuque de la victime, un père de famille, consommateur de stupéfiants agité le soir du drame.

Organismes de formation : l’Occitanie en perd 1 700 en un mois, faute de bilan déclaré

Entre le 16 septembre et le 19 octobre 2026, la liste publique des organismes de formation est passée de 17 792 à 16 086 structures en Occitanie. La grande majorité des retraits concerne des organismes qui n'avaient pas transmis leur bilan pédagog...