Une dizaine de personnes se sont rassemblées ce samedi sur la Place de la Comédie à Montpellier. Un hommage rendu à Yanis, ce petit garçon de 8 ans renversé et tué par une voiture sur un passage piéton en février dernier à Villeneuve-de-la-Raho près de Perpignan dans les Pyrénées-Orientales.
La conductrice de la voiture ne s’est pas arrêtée tout de suite et a trainé l’enfant sur 22 mètres. Elle explique avoir été éblouie par le soleil. D’autres rassemblement ont eu lieu en même temps à Paris, Marseille, Rennes et Toulouse.
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Rouvrir l’enquête
La famille de Yanis et les associations qui la soutiennent demandent que justice soit faite. Alors que le procès a eu lieu en septembre et que le jugement doit être rendu le 14 décembre. Ils estiment que la peine réclamée est trop faible : le procureur de la république a requis 5 ans de prison avec sursis et 18 mois de suspension de permis.
Ils demandent à ce qu’une enquête plus approfondie soit menée par la police et non par la gendarmerie. Ils estiment que la conductrice est protégée en dénonçant le fait que ses fils sont gendarmes.
« Mon frère n’a pas le droit à la justice » — Karim, frère de Yanis
Sur la Place de la Comédie, sous la pluie, les deux frères de Yanis et des membres d’associations montpelliéraines ont tenté de se faire entendre en criant « justice pour Yanis. »
Karim, âgé de 18 ans, très ému, a rendu hommage à son petit frère. « La veille de l’accident, il était avec moi, on jouait au foot ensemble. » Il a aussi rappelé ce qu’il s’est passé ce 5 février 2022. « Il faisait très beau. Après l’école, ma belle-mère a voulu faire prendre l’air à mon frère et mes petites sœurs. »
IIs sont arrivés au niveau d’un passage piéton. Une voiture les a laissés passer. Ils se sont engagés. « C’est ce qu’on nous a appris depuis tout petit : attendre que la voiture s’arrête pour traverser. Mon frère n’a rien fait. Il a suivi ce qu’on lui a appris. » Avant de se faire renverser par la conductrice de la voiture.
« Notre frère n’a pas le droit à la justice » a déploré Karim. Après son discours, il a demandé à ce qu’une minute et 22 secondes de silence soit respectée. La minute habituelle pour rendre hommage et 22 secondes de plus en référence aux 22 mètres sur lesquels son frère a été trainé.
Plusieurs manifestations en France
Des collectifs et associations de soutien à la famille étaient au rassemblement de Montpellier. Dans son discours, Halima Idir, a interpellé le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti. « On veut que la justice soit rendue. Il faut que la loi soit appliquée et que la condamnation soit à la hauteur de la gravité de ce qu’il s’est passé. »
Un rassemblement dans plusieurs villes de France pour faire connaitre l’affaire au delà de Perpignan. Un soutien important parce que « si c’est arrivé à Perpignan, ça peut arriver partout » explique Patricia Bessière, membre de l’association pour défendre la sécurité des citoyens à Montpellier.
Une marche sera aussi organisée le 11 décembre à Perpignan, trois jours avant le délibéré du procès.
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