Un record du monde vient d’être battu ce dimanche dans l’Hérault : celui du plogging. C’est à dire ramasser des déchets en courant. Clément Chapel a parcouru 16 kilomètres en 30 heures et a ramassé plus de 180 kilos de déchets. Il a donc battu son propre record qui est de 26 heures de course d’affilée pour ramasser des masques à Paris sur une centaine de kilomètres.
Ce samedi 26 novembre le départ a été donné à Saint-Clément-de-Rivière. Il est passé par Viols-en-Laval, Cazevieille, Saint-Jean-de-Cuculles, Saint-Mathieu-de-Tréviers, Saint-Martin-de-Londres, Palavas et Carnon. Le sportif a ramassé « énormément de canettes de bières. Il y avait des déchets partout » sur son chemin. La mairie va ramasser la trentaine de sacs poubelles qui ont été remplis.
Ce défi sportif et environnemental a été organisé par l’association montpelliéraine Ploggathon
. La démarche de cette association est de planter un arbre à chaque heure courue, 30 arbres fruitiers seront donc plantés. À la fin de son exploit, il a été accueilli sous les applaudissements d’une vingtaine de personnes venues dépolluer un ancien site de vignes avec l’association Saint-Clément Environnement.
Contenus de la page
Alerter et rendre visibles les déchets
Clément Chapel, isérois de 30 ans, est allé au bout de ses forces. Un défi sportif qu’il a fait « pour rendre visibles ces centaines de déchets. » Il n’a pas réalisé ce défi par plaisir mais pas nécessité assure-t-il. « Je préférerais me faire mal en courant dans la montagne plutôt que de ramasser les déchets des autres autour d’une ville. »
Une action visible pour appeler les autres à faire de même : « si demain on le faisait tous autour de chez nous, ce serait vite très propre. On peut tous ramasser un déchet quand on sort. »
Un record du monde de plogging battu
Derrière Clément Chapel, il y a une équipe. Notamment Pierre-Frédéric Le Carrer, de l’association Côte à côte. Il l’a suivi en vélo cargo. Dans sa remorque, le breton a amassé les déchets trouvés sur le trajet. Les larmes aux yeux, il est ému de l’action qu’ils viennent de réaliser. « On en vient à faire quelque chose d’exceptionnel grâce à toutes les personnes qui se sont investies. »
Une action qui a du sens pour lui « parce qu’il y en a beaucoup qui ne regardent pas. Il faut en venir à faire 160 bornes en 30 heures pour faire réagir les gens. Tout le monde devrait s’intéresser à ces questions là. »
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