Biterrois : Laure et Bernard Choquin aux petits soins pour les Oliviers de Castelsec

image Biterrois : Laure et Bernard Choquin aux petits soins pour les Oliviers de Castelsec

Entre Magalas, Pouzolles et Puissalicon, sur deux hectares et demi, sont plantés les 500 oliviers de Castelsec. La récolte pour les olives de bouche est terminée, celle des olives pour l’huile va suivre à présent. Une activité au plus près de la nature. 

Les Oliviers de Castelsec, entre Magalas, Pouzolles et Puissalicon, sont une belle oliveraie cultivée depuis neuf ans par Laure et Bernard Choquin. Cinq cents arbres sur deux hectares et demi d’un seul tenant. “Tout en bio, mais sans label”, explique Laure Choquin, très soucieuse de la biodiversité de ses parcelles. “Nous la recherchons et favorisons l’enherbement”, détaille l’agricultrice qui connaît chaque recoin de ce petit paradis comme sa poche.

Lutter contre le réchauffement climatique

Bernard et Laure Choquin reviennent d’un séjour en Crète. “Nous sommes allés à la rencontre de producteurs locaux pour voir comment ils s’adaptaient au réchauffement climatique, explique le couple. Ils ont déjà pris les choses en main depuis sept ou huit ans avec des choix variétaux liés au manque d’eau et aux conditions climatiques. Même si, et c’est impressionnant, il y a là-bas énormément d’arrosage et d’irrigation. Les variétés choisies sont globalement plus tardives. Ce sont des questions que l’on doit se poser ici.”

Actuellement, l’oliveraie et ses alentours sont bien verts. “Mais ça repart juste. On a bien entretenu. Il n’y a pas eu de forte pluviométrie mais nous n’avons pas eu à lutter contre la sécheresse. 2016 et 17 avaient été plus difficiles.”

Le couple réfléchit aussi à sa façon de cultiver l’oliveraie. “Nous voulons mener l’expérience de tailler en même temps que nous récoltons en ouvrant le coeur de l’arbre dès l’automne. Cela facilite la récolte et fait gagner du temps.” Avec une taille plus basse en rabattant les arbres, ils ont aussi constaté que les arbres se portaient mieux. “C’est un premier constat qu’il faudra confirmer.” Parce qu’il faut s’adapter assurément.     

“La Rolls Royce de l’olive”

Le couple cultive la lucques, “la Rolls Royce de l’olive”, s’amuse Bernard Choquin. “Elle est précoce et charnue mais un peu fragile.” Sa récolte pour les olives de bouche est terminée. Elle a duré trois semaines en septembre. Celle des olives pour l’huile va suivre maintenant. “Entre les deux, il y a une petite période de répit. Mais l’humidité a fait gonfler les olives et nous avons une perte de rendement. Au printemps, les arbres ont été lessivés dans notre secteur jusqu’à Béziers, par les entrées maritimes. Ça n’a pas été le cas vers Lodève. Avec le réchauffement climatique, il faut s’attendre de plus en plus à ce genre de situation. Il faudra adapter notre méthode culturale et nos variétés.” Les Oliviers de Castelsec avaient subi une année blanche il y a deux ans déjà.

“Chez nous, la récolte pour l’huile s’arrête à Noël. Ça colle au choix gustatif français avec une sensibilité pour le côté vert et fruité des huiles. Des saveurs plutôt à l’ancienne. Ce n’est pas la préférence mondiale. Dans l’Hérault, la lucques est une olive douce, ça se sent dans son huile. Elle n’a ni ardence ni amertume. Vers Nîmes et la Provence, c’est différent en raison des variétés cultivées”, détaille Laure Choquin, oléologue, jury du Concours général agricole à Paris et aussi en Provence. 

Des produits transformés à l’Oulibo

Laure et Bernard Choquin ont toujours souhaité adapter leur récolte au potentiel de vente. Ils sont présents sur le marché de Pézenas, le samedi matin, au restaurant Le Picamandil de Puissalicon et dans trois domaines viticoles. “Ça ne sert à rien de produire au-delà”, précisent-ils. Fins connaisseurs de la nature, ils ont aussi rebondi sur les plantes sauvages. “On les ramasse chez nous : fenouil, thym, romarin. Et aussi au cours de balades. Et on a créé nos sirops de plantes. Ça nous permet un équilibre sur les marchés.”

Ces sirops rejoignent ainsi l’huile d’olive, les olives de bouches et les tapenades maison : vertes à la lucques, celles au gingembre ou à l’amande, une tapenade de tomates aussi, les confits sucrés salés, les gelées ou confitures en édition limitée. Pour la première fois, cette année, le couple proposera de la lucques de bouche noire. “On a fait des essais depuis plusieurs années, assez concluants.”

Laure et Bernard Choquin ont choisi la coopérative minervoise de l’Oulibo qui travaille à façon pour les olives de bouches et les tapenades. “Ils ont nos recettes. Ils peuvent stocker nos produits et on récupère en fonction de besoins avec traçabilité et hygiène. Ce sont de bons compagnons de route. Il y a une très bonne entente avec eux. Nous avons cherché à être cohérents avec notre production.” De même, c’est un moulin privé qui gère les olives pour l’huile. “Là aussi, nous avons trouvé chaussure à notre pied.” 

Le couple sera présent sur les marchés de Noël de Magalas, Murviel et Saint-Geniès. “On a su jongler avec ce que la nature nous donne et notre clientèle. Nous ne vendons que nos produits. Quand on n’en a plus, nos clients le comprennent très bien.”

Les Oliviers de Castelsec, à Magalas. Tél. 06 89 78 71 02.
Site : lesoliviersdecastelsac.blog4ever.com

Des randonnées originales

Laure Charpentier-Choquin est également accompagnatrice de montagne diplômée et guide Nature du Salagou. Créatrice de parcours, avec une connaissance fine du territoire, elle propose des randonnées originales, guidées et commentées. Elle s’associe, quand elle le peut, à d’autres prestataires pour des échanges et du partage, notamment pour des circuits viticoles avec le label Vignoble et découverte.

C’est au cours de ces balades, qu’elle repère parfois des endroits de cueillettes de plantes sauvages.  

Le couple participe aussi à des animations comme les Transversales des Avant-Monts l’été, des accueils à l’oliveraie, une nuit des étoiles… 

  

https://www.midilibre.fr/2022/11/18/biterrois-laure-et-bernard-choquin-aux-petits-soins-pour-les-oliviers-de-castelsec-10811698.php

.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

S'inscrire

spot_imgspot_img

A découvrir aussi
Toute l'info à Béziers

Trafic d’animaux sauvages : serval, ouistitis, perroquets, la Toulousaine “Reina de la Jungle” vendaient des espèces protégées sur internet

Une jeune Toulousaine soupçonnée d’avoir organisé un trafic d’animaux protégés a été mise en examen et placée en détention provisoire, vendredi 2 décembre 2022. Achetées à bas prix à l'étranger, ces espèces protégées étaient ensuite revendues sur les réseaux sociaux.

Béziers Angels : devant leurs supporters, les Biterroises doivent relancer une série positive

Après quatre défaites de suite en Ligue AF, les Béziers Angels doivent réagir ce samedi 3 décembre, à 20 h, face à Levallois, au Four-à-Chaux.

Des billets d’avion pour Rome, Lisbonne et Madrid au départ de Montpellier à gagner en consommant local

Des billets d'avion pour Lisbonne, Rome et Madrid au départ de Montpellier sont à gagner. Pour s'inscrire au tirage au sort, il faut consommer local. 3 000 boutiques héraultaises participent à l'opération.

ASBH

Abonnez-vous et activez les notifications en cliquant sur la cloche pour recevoir toutes les vidéos de l'ASBH ! Retrouvez-nous sur le réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/ASBHOfficiel Instagram : https://www.instagram.com/asbhofficiel/ Twitter : https://twitter.com/ASBHOfficiel Linked in : http://bit.ly/LinkedInASBH Pour avoir toutes les informations concernant l'équipe professionnelle et le club de l'AS Béziers Hérault, rendez-vous sur notre…