Béziers : l’emprunt mobilisé en 2022 et 2023 pour financer les équipements

Le débat d’orientation budgétaire biterrois a confirmé, lundi 7 novembre, que la tendance de la municipalité de Robert Ménard était aux économies. Et l’encourt de la dette va augmenter en 2022. 

Comme annoncé, le débat d’orientation budgétaire, à l’ordre du jour du conseil municipal, lundi soir au palais des congrès, a confirmé les objectifs de la Ville de Béziers. Les arbitrages avaient déjà eu lieu et l’heure est aux économies.

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Chantal Rodriguez, responsable du pôle finances de la commune, a précisé : « Les mesures basées sur le projet de Loi de programmation des finances sont assises sur des prévisions macroéconomiques très optimistes de la part de l’Etat. Nous ne pensons pas que ces prévisions-là puissent être tenues. Du coup, pour bâtir le budget 2023, et se projeter au-delà, nous avons pris des hypothèses prudentes. »  

Des dépenses d’équipement en hausse

Pour l’année 2022, il est avancé une épargne brute supérieure à 20 M€ « qui serait en diminution de 3 M€ puisqu’en 2021, elle était supérieure à 23 M€ ». « C’est lié aux dépenses obligatoires qui ont augmenté », notamment sur la masse salariale puisqu’il a fallu intégrer la revalorisation indiciaire de 3,5 % à compter du 1er juillet. » Sur les dépenses d’investissement, cette année, au niveau de la Ville : « Nous dépasserons le montant des dépenses d’équipement qui ont été réalisées sur toutes les années précédentes, si on remonte plus de 20 ans en arrière. Nous devrions nous situer aux alentours de 55 à 56 M€. Cela explique que l’on consommera plus d’épargne pour financer l’investissement et que nous avons dû mobiliser un emprunt de 25 M€. »

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Dans les orientations budgétaires pour 2023, les dépenses d’équipement seront inférieures à 50 M€. Elles viennent essentiellement des Autorisations de programme (AP) en cours. À savoir : la liaison des écluses avec l’acropole biterroise ; le Nouveau programme de renouvellement urbain de La Devèze ; la refonte du système d’information ; les 5 000 arbres pour Béziers ; le Plan lumière ; la construction du parking silo et le réaménagement de la gare routière, celui des Allées et les écoles. Ces AP mobilisent encore 40 M€.

L’encourt de la dette au 1er janvier 2022 s’élevait à 103,9 M€ contre 101,2 M€ au 1er janvier 2021. En 2022, 25 M€ seront donc mobilisés d’ici le 31 décembre. Le remboursement de capital étant de 10,3 M€ cette année, l’encourt sera de 118,6 M€ au 31 décembre prochain. En 2023, la Ville aura également recours à l’emprunt pour financer les dépenses d’équipement. « L’emprunt sera inférieur à celui de 2022. L’objectif reste de maintenir le ratio de solvabilité, c’est-à-dire le rapport encours de la dette/épargne brute, en zone verte, moins de huit années. En 2022, il sera inférieur à six années. »

« Ce sont les Biterrois qui devront payer cette dette »

L’élu écologiste, Thierry Antoine, a martelé : « Aujourd’hui, nous devons nous fonder sur les grands axes du développement durable pour bâtir le budget, c’est notre intérêt. Dans le document qui nous est présenté, il n’y a pas une seule fois le mot climat. Le changement climatique fera plus de mal à notre ville que la guerre en Ukraine et la Covid réunies. Il faut préparer notre ville et aider les Biterrois. » Il est revenu sur les 100 M€ de dette et a renvoyé à la lecture du numéro 1 du Journal de Béziers, en 2014. « Il y avait un article intitulé « Le 27 mai est un jour historique pour Béziers », où on nous expliquait que 110 M€ était un niveau insupportable d’endettement et que Béziers ne pouvait plus vivre à crédit. N’oublions pas que ce sont les Biterrois qui devront payer cette dette et où sont les marges de manoeuvre dont nous avons besoin. »

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« C’est la crise, l’inflation est importante »

Robert Ménard n’a pas relevé la réflexion de l’élu écologiste Thierry Antoine sur les propos tenus dans le numéro 1 du Journal de Béziers sur l’état de la dette en 2014. Il a juste rappeller que « sous Raymond Couderc, le ratio était à 9,2 ». En revanche, il est revenu sur les marges de manoeuvre actuelles : « C’est la crise, l’inflation est importante. Personne ne pouvait imaginer que l’énergie soit à ce coût-là, que les banques nous fassent des prêts au coût actuel. C’est ça qui plombe le budget de toutes les collectivités. Malgré cela, nous avons essayé de continuer l’investissement. C’est un choix. C’est du travail pour les entreprises, pour les gens qui cherchent du travail. On ne peut pas regretter à la fois que l’on ne fasse pas assez d’accessibilité et s’étonner que les investissements soient à ce point là et donc que la dette soit ce qu’elle est. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. » Il a une nouvelle fois insisté : « On ne fera pas l’économie de la guerre en Ukraine. Cela a un coût au jour le jour et tout le reste est de la démagogie à l’état pur. »

https://www.midilibre.fr/2022/11/08/beziers-lemprunt-mobilise-en-2022-et-2023-pour-financer-les-equipements-10789997.php

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