MHR : “Le raccourci est parfois un peu trop simpliste”, Alexandre Ruiz insiste sur son rôle d’entraîneur

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Quatorze mois après avoir enfilé la casquette d’entraîneur au MHR, Alexandre Ruiz tire un premier bilan de son expérience. Entretien avec celui qui est encore trop souvent considéré comme simple “consultant arbitre”.

L’étiquette “arbitre” a du mal à partir de son front dégarni, pourtant souvent couvert d’une casquette. De quoi faire serrer la mâchoire d’Alexandre Ruiz. Depuis quatorze mois, le Portiragnais de 35 ans est entraîneur au Montpellier Hérault Rugby. Un statut différent de Romain Pointe ou Laurent Cardona, tous les deux jeunes retraités des sifflets et consultant arbitre dans les staffs de Toulon et Bordeaux-Bègles depuis cet été. La nuance est de mise. “Notre rôle est clairement différent. Le raccourci peut parfois me faire grimacer”, confie celui qui a entraîné des catégories cadets jusqu’à de la Fédérale 1, avant de devenir coach au MHR. Responsable des attitudes au contact, des rucks et de la discipline l’an dernier, “Alex” Ruiz a été promu entraîneur adjoint cet été avec deux missions supplémentaires : travailler le secteur défensif avec Jean-Baptiste Elissalde et étude du jeu adverse. Chaque détail compte. 

La confusion existe encore entre votre ex-statut d’arbitre et votre actuel rôle d’entraîneur, cela vous agace ?

Ce qui m’agace surtout est quand on dit que je suis le responsable de la discipline. Aujourd’hui, je suis entraîneur adjoint, c’est écrit sur mon contrat. Je pense avoir fait le travail l’année dernière pour le gagner. Philippe (Saint-André) en a eu conscience et a demandé au président pour justifier ce rôle-là. La discipline fait partie des cinq missions sur lesquelles je suis attribué. Le raccourci est parfois un peu trop simpliste, et donc j’aimerais qu’on respecte ce que je fais toute la semaine.

Pour ce nouveau contrat, avez-vous redoublé d’effort pour prouver que vous y avez droit ?

Non. J’ai le sentiment que ça ne sert à rien de faire plus que ce que tu ne peux faire. Je pense que chacun est jugé à sa juste valeur. Et le simple fait d’être naturel et investi à 200 %… Je pense que les joueurs et mes collègues n’ont pas attendu un an pour se rendre compte de mon investissement. J’ai énormément de respect pour Romain (Poite) et Laurent (Cardona), mais on n’a pas le même rôle et je pense mériter d’être jugé à ma juste valeur.

J’ai le sentiment d’avoir progressé parce que je travaille à côté de gens très compétents

Comment l’arbitrage a influé sur votre rôle d’entraîneur ?

J’ai arbitré pendant 19 ans et là je démarre ma 16e saison d’entraîneur. L’arbitrage m’a toujours accompagné dans ma façon d’entraîner au quotidien, dans les exercices que je mets en place pour être très proche de la règle. Je suis persuadé que c’est en se rapprochant des attendus du corps arbitral qu’on peut être meilleur. S’en éloigner et tricher, je n’ai jamais été convaincu que ça pouvait marcher. L’an dernier, on s’est rapproché au maximum et ça nous a permis de réaliser une saison correcte.

Êtes-vous différent de l’entraîneur que vous étiez en arrivant au MHR l’an dernier ?

Avant que j’arrive à Montpellier, j’ai entraîné à Cognac en Fédérale 1. Ce n’est pas du tout la même approche. La pression vis-à-vis du grand public, des médias, c’est autre chose. 

Au-delà de ça, oui, j’ai le sentiment d’avoir progressé parce que je travaille à côté de gens très compétents. Jean-Ba (Elissalde), Olive (Azam), Philippe (Saint-André), Bruce (Reihana)… Mais il faut que j’apprenne encore. Mon oreille est pendue toute la journée. La meilleure façon de progresser, aussi, est d’écouter les joueurs. Des mecs comme Jan Serfontein ou Geoffrey Doumayrou ont passé des centaines d’heures sur le terrain, côtoyé des dizaines d’entraîneurs. La richesse est là aussi.

Est-ce le plus dur, en tant que jeune entraîneur, de se légitimer auprès de ces joueurs-là ?

Je pense que le plus difficile à convaincre était moi-même. Au début, j’ai montré que j’étais à l’écoute, que j’avais des compétences. Les joueurs m’ont tout de suite tendu la main, et moi je n’avais qu’à la saisir et me rapprocher d’eux. Aujourd’hui, au quotidien, j’échange avec eux parce qu’ils ont un œil averti, compétent et différent. Dans notre sport, il n’y a pas qu’une vérité mais plusieurs, et il faut être en capacité d’écouter les autres pour progresser.

https://www.midilibre.fr/2022/09/19/mhr-le-raccourci-est-parfois-un-peu-trop-simpliste-alexandre-ruiz-insiste-sur-son-role-dentraineur-10551608.php

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